Retard de livraison du vaccin AstraZeneca : « J’ai demandé à ce qu’il y ait une inspection de l’usine », indique Agnès Pannier-Runacher

Sanofi va conditionner plus de 100 millions de doses du vaccin Pfizer-BioNTech. "L’accord se fait avec BioNTech et pas avec Pfizer. Il permettra de produire plus de 100 millions de doses à partir du mois d’août, sur une cadence assez régulière, jusqu’à la fin d’année, et cela de façon à apporter toute de suite un support au marché européen. C’est 15 % de ces doses qui reviennent à la France automatiquement", explique Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie, invitée des "4 Vérités", mercredi 27 janvier. Peut-on produire plus ? "Nous avons déjà trois sites, en plus de Sanofi, qui vont produire du vaccin. Vous avez Recipharm, Delpharm et Fareva qui vont produire Pfizer, Moderna et CureVac. Cela démarre au premier semestre. Nous allons continuer avec d’autres laboratoires", précise Agnès Pannier-Runacher. "Il faut que les doutes sur la destination des doses soient levés" Aujourd’hui, on apprend qu’il y aura des retards dans les livraisons. "Ce qui est en train de se passer, c’est une véritable prouesse technologique et industrielle. Vous avez sur le pont des équipes, que ce soit dans les laboratoires pharmaceutiques, dans les agences médicales, au niveau de l’État, qui sont mobilisées 15 heures par jour pour faire en sorte que l’on sorte en un an un vaccin qui est efficace à plus de 90 %. Personne ne l’aurait imaginé au mois de mars 2020", indique la ministre déléguée chargée de l'Industrie. AstraZeneca a annoncé une baisse de ses livraisons de 60 %. Faut-il croire les arguments annoncés, évoquant la baisse de rendement sur un site de fabrication européen ? "J’ai demandé, au travers de la task force européenne, à ce qu’il y ait une inspection de l’usine d’AstraZeneca. Soit il y a un problème industriel et il vaut mieux que tout le monde se mobiliser pour le régler, soit il y a un problème d’exportation et l’Union européenne peut prendre des mesures de contrôle, voire d’autorisation des exportations", explique Agnès Pannier-Runacher. Et d’ajouter : "Il faut que les doutes sur la destination des doses soient levés rapidement, c’est une question de jours."