France: Restrictions renforcées dans 3 départements, le cap des 7 millions d'injections franchi

·3 min de lecture
FRANCE: RESTRICTIONS RENFORCÉES DANS 3 DÉPARTEMENTS, LE CAP DES 7 MILLIONS D'INJECTIONS FRANCHI

PARIS (Reuters) - Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a annoncé jeudi que l'Aube, la Nièvre et le Rhône étaient à leur tour soumis à des restrictions renforcées, alors que la France est confrontée à une "accélération de l'épidémie" liée au coronavirus sur la quasi-totalité de son territoire.

"Nous allons vaincre cette troisième vague en faisant tout pour qu'elle soit la moins longue possible et qu'elle fasse le moins de victimes possibles", a assuré Olivier Véran lors de sa conférence de presse hebdomadaire sur la situation sanitaire.

Pour surmonter cette nouvelle vague, le gouvernement mise sur l'amplification dans les prochaines semaines d'une campagne de vaccination jusqu'ici poussive faute d'approvisionnement - le cap des sept millions d'injections vient à peine d'être franchi.

En attendant que les livraisons de doses s'accélèrent dans les prochaines semaines, l'Aube, la Nièvre et le Rhône, départements confrontés à une pression épidémique alarmante, vont être soumis à compter de vendredi minuit, pour quatre semaines, à des "mesures de freinage renforcées" similaires à celles déjà en vigueur dans 16 départements depuis une semaine.

Le ministre de la Santé a par ailleurs annoncé qu'une vingtaine de départements, principalement situés dans l'Est et le centre de la France, étaient placés en surveillance renforcée en raison d'une augmentation inquiétante des hospitalisations en parallèle de la hausse des contaminations.

Alors que les choix du gouvernement font l'objet de nombreuses critiques, notamment de la part de certains membres du corps médical, Olivier Véran a défendu la gestion territorialisée de l'épidémie, dans la mesure où le niveau de circulation du virus reste "différent d'une région à l'autre", même si "la tendance est presque partout à l'accélération".

VERS UN RENFORCEMENT DES PROTOCOLES À L'ÉCOLE

Face aux appels croissants à la fermeture des écoles, le ministre de la Santé a réaffirmé que cette décision ne constituerait qu'un dernier recours que le gouvernement était déterminé à éviter "à tout prix".

En date de mercredi, 2.962 classes et 105 écoles étaient fermées en raison de cas de contaminations, a annoncé Olivier Véran en précisant qu'il travaillerait avec son collègue de de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer à des protocoles renforcés pour compléter ceux déjà en vigueur dans les établissements scolaires.

D'après les données gouvernementales, 4.709 patients étaient hospitalisés jeudi en réanimation à cause du COVID-19 et plus de 45.000 nouvelles contaminations par le coronavirus ont été confirmées en France au cours des dernières vingt-quatre heures.

Depuis le début de la campagne de vaccination, 7.168.437 Français ont reçu au moins une dose de vaccin.

Pour Olivier Véran, les perspectives de sortie de cette "nouvelle vague dans laquelle nous sommes bien entrés" se chiffrent "en termes de semaines".

"Sauf mauvaise surprises (...), cet été pourrait être un été de retour à la normale progressif", a-t-il espéré.

(Nicolas Delame, Jean Terzian et Myriam Rivet)