Restrictions, confinement : la baisse de moral des collégiens

En plus des soins et des cours de secourisme, Anne Morand, infirmière scolaire, doit contacter les familles en cas de Covid-19 et s’assurer que l’isolement est bien respecté. L’activité prenante empiète sur ses autres missions. Depuis un an, l’épidémie a bouleversé la vie des enfants. Avec le confinement, une élève de cinquième voit beaucoup moins l’un de ses parents. "Mon père habite loin d’ici (…) il me manque, ça rend triste", confie-t-elle. Moins de sport, moins de loisirs ou de balades entre amis, l’ennui et l’accumulation des contraintes génèrent des tensions. Plus de violence sur les réseaux sociaux Présente chaque semaine dans le collège des Eyquems à Mérignac (Gironde), Anne Morand constate que le moral de certains élèves a baissé. "On voit vraiment un mal-être dû au confinement, à l’enfermement, le manque de relations sociales, et puis surtout, beaucoup plus de temps passé sur les réseaux sociaux et plus d’agressivité et de violence à travers ces réseaux sociaux", précise la soignante. Vendredi 2 avril, les établissements scolaires ferment leurs grilles pour au moins trois semaines.