Des restes humains vieux de 45.000 ans révèlent une ancienne migration vers l'Europe

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Le séquençage génétique, notamment d'une dent et de fragments d'os, a révélé une migration inconnue vers l'Europe. Ce travail montre que les mélanges avec des populations de Néandertal étaient plus courants qu'on ne l'imaginait.

Il s'agit de restes humains, dont une dent entière et des fragments d'os, qui ont été trouvés dans une cave en Bulgarie en 2020. Le séquençage génétique a conclu que ces individus étaient plus proches des populations actuelles d'Asie de l'Est et des Amériques que des Européens. Cette découverte suggère "qu'ils appartenaient à une migration humaine moderne en Europe qui n'était pas encore connue" dans l'histoire génétique des migrations, selon l'étude publiée mercredi 7 avril 2021 dans Nature. C'est aussi une "preuve qu'il y a eu une certaine continuité entre les premiers humains modernes en Europe et les hommes qui ont vécu plus tard en Eurasie", poursuit l'étude.

"Même l'histoire des Européens modernes en Europe a pu avoir été tumultueuse"

Ces découvertes "modifient notre compréhension initiale des premières migrations humaines en Europe", indique Mateja Hajdinjak, chercheur à l'Institut allemand pour l'anthropologie évolutive Max Planck, qui a dirigé la recherche. Cela montre comment "même l'histoire des Européens modernes en Europe peut avoir été tumultueuse et avoir impliqué des remplacements de populations", a-t-il expliqué à l'AFP. Les restes, trouvés dans la grotte Bacho Kiro en Bulgarie, ont montré dans un premier temps que les humains vivaient aux côtés des Néandertaliens en Europe plus tôt qu'on ne le pensait. Mais l'analyse génétique des restes a aussi révélé que ces premiers humains et les Néandertaliens se reproduisaient entre eux plus qu'on ne l'imaginait.

"Un peu de Néandertal"

Tous les "individus de la grotte Bacho Kiro ont des ancêtres néandertaliens à cinq ou sept générations avant leur existence, suggérant que les mélanges entre ces premiers humains en Europe et les Néandertaliens étaient courants", selon M. Hajdinjak. La première preuve d'un tel mélange reposait sur la découverte en Roumanie d'un seul individu, baptisé Oase 1, vieux de 40.000 ans. Ces découvertes s'accompagnent d'une recherche distincte, publiée mercredi dans Nature Ecology and E[...]

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