Il reste "quelques dizaines" des anciens employés afghans de l'armée française à rapatrier

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Le porte-parole du ministère des Armées a déclaré qu'il restait des Afghans qui ont travaillé pour l'armée française entre 2001 et 2014 a rapatrier en France.

La France doit encore mettre à l'abri "quelques dizaines" d'Afghans qui ont travaillé pour l'armée française entre 2001 et 2014, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Armées. "Il reste quelques dizaines d'anciens PCRL (personnels civils de recrutement local) afghans qui demandent la protection de la France", a indiqué Hervé Grandjean lors d'un point de presse du ministère. "Le maximum sera fait pour leur permettre de bénéficier de la protection de la France dans les jours et les semaines qui viennent", a-t-il ajouté, sans plus de précisions sur la façon dont ils pourraient quitter leur pays, relevant seulement que c'était "l'enjeu de discussions diplomatiques", notamment à l'ONU.

Une "trentaine" d'anciens employés (31 exactement plus leurs familles, soit 110 personnes au total) ont pu être sortis d'Afghanistan depuis la chute de Kaboul aux mains des talibans le 15 août, a-t-il encore précisé.

Le journaliste Quentin Müller et la sénatrice Nathalie Goulet, qui demande la création d'une commission d'enquête sur le sujet, affirment pour leur part que 170 auxiliaires demandaient en vain d'être accueillis par la France avant même la chute du Kaboul. Une évaluation très éloignée de celle avancée par le ministère des Armées, qui s'en tient à "quelques dizaines".

"La prise de Kaboul par les talibans aurait pu être l'occasion de rapatrier en priorité ces auxiliaires, or il n'en a rien été", regrette la sénatrice dans sa proposition de résolution demandant la création d'une commission d'enquête, évoquant "un sentiment de honte devant une trahison organisée et assumée".

Selon Hervé Grandjean, parmi les candidats au départ pour la France ces dernières années, certains ont ensuite finalement "souhaité rester en(...)


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