"On reste pour se battre" : à Hong Kong, le campus de Polytechnique est le dernier bastion de la protestation

Dominique André

La nuit est tombée à Hong Kong, dimanche 17 novembre. Des barrières de fortune faites de morceaux de fer, barrent l’accès à l'université polytechnique. Des pierres, des briques jonchent le sol pour empêcher les véhicules de police de pénétrer. "PolyU", cerné par la police anti-émeute, est le dernier bastion de la contestation. Au crépuscule, la police a tenté de reprendre le contrôle d'un pont près du campus. Un véhicule blindé de la police a été incendié par un barrage de cocktails Molotov.


Sur les réseaux sociaux, les appels à venir en aide aux étudiants de l'université se multiplient, dans la crainte d'un assaut imminent. A l’intérieur du campus, des centaines jeunes habillés en noir, protégés par des imperméables transparents, masques à gaz sur le visage, armés de parapluies et de cocktail Molotov, attendent une nouvelle intervention de la police. Ils refusent de partir malgré les injonctions. "Je suis un contestataire, explique cet étudiant. Je reste là pour protéger notre campus de PolyU. Les policiers ont amené un canon à eau. Ils nous appellent à (...)

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