Reste à charge des enseignants pour les tests salivaires: Blanquer juge "souhaitable" un changement de règle

Clarisse Martin
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Jean-Michel Blanquer, invité ce vendredi matin de RMC et BFMTV - BFMTV
Jean-Michel Blanquer, invité ce vendredi matin de RMC et BFMTV - BFMTV

C'est l'une des nouveautés de l'arsenal de lutte contre la propagation du Covid-19 à l'école: des tests salivaires de dépistage du virus ont été déployés au début du mois de mars dans les établissements scolaires.

Leur nombre devrait atteindre ce vendredi soir les 250.000 réalisés et les 300.000 proposés, a indiqué ce matin le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, invité de BFMTV, précisant que le taux de positivité était de l'ordre d'environ 0,5%.

Un euro à verser pour les personnes majeures

Des tests qui sont aussi à disposition des enseignants, qui eux devront s'acquitter d'un euro pour chaque test salivaire effectué, révélait franceinfo jeudi.

"Pour les personnels, une participation forfaitaire d'un euro sera appliquée automatiquement par la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie, NDLR), par prélèvement sur le prochain acte remboursé", indique une note citée par le média.

Cette règle s'applique aux personnes majeures, donc a fortiori à certains élèves. Elle suscite des critiques au sein du corps enseignant, ajoute franceinfo, et est imputable au code de la Sécurité sociale qui régit ces situations.

"Essayer" de changer la règle

Interrogé sur ce point vendredi matin, Jean-Michel Blanquer a admis qu'il était "souhaitable" que cette règle soit modifiée et qu'il allait "essayer" de la changer.

"Un test salivaire, ça coûte autour de 60 euros. Bien entendu on ne fait pas payer ça, c'est gratuit pour tous les enfants", a expliqué le ministre.

"Pour les adultes s'applique la règle de la Caisse primaire d'assurance maladie qui apparemment est assez difficile à faire évoluer. (...) Un euro se prend sur votre carte vitale sur une prochaine prestation. Ceci étant, je suis en train d'étudier avec le ministère de la Santé la possibilité d'en finir avec cette règle, mais ça ne signifie pas que vous versez un euro au moment de votre test", a-t-il ajouté.

Article original publié sur BFMTV.com