Restauration : des patrons ouvrent malgré les interdictions

Lundi 1er février, Julien Achard ouvre son restaurant. Ses clients pourront venir et rester manger non pas sur sa terrasse, mais à quelques mètres, dans la rue debout sur des reposoirs illégaux. Une manifestation en forme de déjeuner statique pour démontrer, selon le restaurateur, l’absurdité des contraintes qui pèsent sur sa profession. “Il aurait été beaucoup plus facile pour nous d'accueillir les clients sur notre terrasse, voire même à l’intérieur de notre restaurant. Nous savons servir des gens dans un protocole sanitaire strict, nous ne sommes pas vecteurs de contamination”, assure Julien Achard, restaurateur. 300 000 euros de perte de chiffre d’affaires Le professionnel a déclaré sa manifestation en préfecture. En un an, il a perdu 300 000 euros de chiffre d'affaires. Julien Achard souhaite faire avancer les choses dans les règles et ne pas ouvrir clandestinement. Il plaide pour des mesures de l’Etat plus ciblées. "Certains restaurants peuvent ouvrir, d’autres non. Continuons les aides pour ceux qui ne peuvent pas ouvrir”, réclame le restaurateur. Lundi, sa manifestation dinatoire sera limitée à 80 personnes.