Restauration : les aides de l’État insuffisantes pour les professionnels

À Rennes (Ille-et-Vilaine), la seule activité de Kateline Philipponeau se résume à préparer des repas à emporter, faute de clients présents dans son restaurant. Son rythme de travail s’est ralenti depuis le déconfinement. Elle est passée de 45 couverts journaliers à seulement une dizaine de livraisons par jour. Résultat : -70 % de chiffre d’affaire ce mois-ci. Une compensation de 10 000 euros qui ne suffit pas Comme beaucoup de ses collègues restaurateurs, elle a le droit à des aides de l’état. Dans le cas des entreprises de 50 salariés, elle peut toucher 10 000 euros par mois au titre du fonds de solidarité, un prêt garanti par l’état, le chômage partiel et une éventuelle aide pour les loyers. "J’ai toujours mon loyer et mon emprunt à sortir tous les mois, sans rentrée d’argent", détaille la restauratrice après avoir fait ses comptes. "On m’annonce que je vais peut-être avoir 10 000 euros d’aide au mois de décembre, c’est très bien mais je suis déjà à -17 000 euros. En plus, j’ai dû faire un prêt garanti par l’état, que je vais devoir rembourser."