Restaurants fermés : "Cela devient compliqué moralement : on est des bêtes de guerre, on a besoin de travailler", plaide un restaurateur

franceinfo
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"Il y a un an jour pour jour, à 20 heures, [l'ancien Premier ministre] Edouard Philippe nous a dit 'Vous avez quatre heures pour fermer', on était un petit peu des magiciens sur ce coup-là", se souvient Sébastien Vadé, restaurateur de la Table d'Angèle à Eguzon (Indre). Invité de franceinfo dimanche 14 mars, il est revenu sur l'année qui s'est écoulée depuis l'annonce de la fermeture de tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays, comme les restaurants, cafés et cinémas, le 14 mars 2020.

Dans les mois qui ont suivi cette première fermeture, Sébastien Vadé explique "avoir eu un bel espoir en été, parce qu'on avait une météo relativement bonne. La clientèle était au rendez-vous car on est une région touristique, tout s'est très bien passé. Et puis, après il y a eu la fermeture totale des restaurants [en octobre] : ça devient compliqué, surtout au niveau du moral. Nous les restaurateurs, on est des bêtes de guerre, on a besoin de travailler : on a ça dans le sang, on a besoin d'adrénaline", plaide le restaurateur.

Il confie que les aides de l'Etat permettent de "rester à flot. Les finances restent cohérentes mais le problème, c'est la visibilité : on n'a pas de date prévue de réouverture. On est tous sur la date du 15 avril, mais bon, on voit les échéances un petit peu s'éloigner parfois", regrette-t-il.

Impatience des clients

Tous les salariés de Sbéastien Vadé ont été mis au chômage technique : "Tout le monde est à l'arrêt total. Je vais tous les (...)

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