Restaurant en Inde, mode d’emploi

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Je ne voudrais pas vous faire croire qu’aller au restaurant en Inde nécessite un quelconque apprentissage mais, parfois, connaître les codes fait toute la différence, non ? Allez, on pousse la porte.

Une armée de serveurs

Je n’emploie pas cette expression au hasard. Pour une salle où vous ne verriez que deux ou trois serveurs en Europe, vous en compterez dix en Inde. Mais surtout, leur organisation répond à une hiérarchie bien précise. Par exemple, dans de nombreux restaurants, il y a les serveurs qui prennent la commande, ceux qui l’apportent, ceux qui nettoient les tables et réapprovisionnent les carafes d’eau.

Ne faites pas l’erreur d’essayer de passer commande à un serveur qui nettoie la table, cela ne sert à rien. Au mieux, il appellera le collègue concerné, au pire, il vous jettera un regard paniqué. Alors comment repérer qui est qui ? En général, à la couleur de la chemise qui, un peu comme l’uniforme à l’armée, indique le grade ou la fonction.

Et pas de serveuse

Trouver une serveuse reste rarissime en Inde, à part dans le nord-est du pays, où les femmes tiennent une place plus importante dans la société. Ailleurs, les femmes qui travaillent dans la restauration occupent des postes d’hôtesse d’accueil, mais jamais, à de très rares exceptions près, ni au service ni en cuisine. Dommage.

Un niveau sonore élevé

Des conversations bruyantes et/ou de la musique à fond, l’ambiance d’un restaurant en Inde est rarement (jamais ?) calme, particulièrement le soir, à l’exclusion peut-être de grands restaurants. “Hein, qu’est-ce que tu dis ?”

Si vous souhaitez pouvoir vous entretenir avec les voisins de tablée, je vous conseille de trouver un restaurant avec un extérieur. Et encore, je ne garantis rien.

Un menu soigneusement divisé en “veg” et “non-veg”

Veg ou non-veg ? C’est la terminologie consacrée pour distinguer les plats végétariens (souvent signalés d’un point vert ou d’un petit “v” à côté de leur nom sur le menu), des plats contenant de la viande ou du poisson, “non-veg” donc, et associés à un point rouge ou à l’acronyme “nv”. Pour les Indiens, cette distinction demeure à la base de toute considération culinaire. Hors de question, donc, pour un restaurant de s’en affranchir – excepté s’il est 100 % “pure veg” évidemment, c’est-à-dire végétarien sans œufs.

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