Un ancien responsable de la DGSI jugé pour agression sexuelle sur une jeune femme qu'il devait "déradicaliser"

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Les faits se seraient déroulés dans un bâtiment classé secret défense de la DGSI, à Charleville-Mézières (Stephane de Sakutin/Pool via REUTERS

Un ancien cadre de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) qui avait notamment pour mission de "déradicaliser" des jeunes femmes mineures, comparaît actuellement au palais de justice de Reims.

Il aurait profité de sa position pour assouvir ses sombres penchants. De graves accusations pèsent sur un ancien responsable de la DGSI, le célèbre service de renseignement français, dépendant du Ministère de l'Intérieur. Actuellement jugé à Reims (Marne), le commandant Olivier Combe est soupçonné d'agression sexuelle sur mineure et de détention d'images pédopornographiques.

Une agression sexuelle dans un bâtiment secret défense de la DGSI

Les faits qui lui sont reprochés sont d'autant plus graves que l'officier âgé de 59 ans était chargé, au sein de la cellule antiterroriste des Ardennes, de "déradicaliser" des jeunes femmes mineures endoctrinées par la propagande djihadiste. Selon L'Union, c'est d'ailleurs le témoignage de l'une de ces jeunes femmes qui a déclenché l'ouverture d'une enquête.

Alors que le commandant avait été dans un premier temps mis en examen pour viol, les faits, qui se seraient produits dans un bâtiment classé secret défense de la DGSI à Charleville-Mézières (Ardennes), ont ensuite été requalifiés en agression sexuelle, ce qui lui permet d'"échapper à la cour d’assises", comme le précise L'Union.

Quatre ans de prison ferme requis

En plus de révéler la présence d'images pédopornographiques dans l'ordinateur du suspect, l'enquête a par ailleurs "montré à quel point les bureaux de la DGSI, installés au sein de la CRS 23, dans le quartier Manchester à Charleville, avaient abrité les liaisons extraconjugales du commandant". Aucune autre plainte n'a cependant été déposée. 

L'Union ajoute qu'une peine de quatre ans de prison ferme a été requise contre l'officier à l'entame du procès, qui s'est ouvert cette semaine à Reims. D'après les informations du quotidien régional, le jugement sera rendu le 14 septembre prochain.
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