La responsable d'Amnesty en Ukraine démissionne après un rapport critique de l’ONG

En Ukraine, la publication du rapport d’Amnesty International qui critique les tactiques de l’armée ukrainienne, dans le sens où celle-ci utiliserait des zones civiles pour les combats, n’en finit pas de faire des vagues. Vendredi soir 5 août, Oksana Pokaltchouk, la directrice du bureau d’Amnesty en Ukraine, a démissionné de ses fonctions, affichant son désaccord complet avec la direction de l’ONG, et déplorant que celle-ci ait sciemment refusé d’associer l’équipe ukrainienne d’Amnesty au rapport qui subit l’opprobre générale dans le pays, et cela tandis que la secrétaire générale de l’ONG, Agnès Callamard, persiste et signe.

Avec notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan

Cela faisait sept ans qu’Oksana Pokaltchouk dirigeait la branche ukrainienne d’Amnesty, ce qui en faisait l’une des figures les plus respectées dans le monde des droits de l’homme à Kiev.

Jeudi soir 4 août, elle a dénoncé publiquement le rapport publié par sa maison-mère, en estimant que ce travail est, selon ses mots, « unilatéral » et « incomplet », et surtout qu’il a été réalisé uniquement par des chercheurs étrangers, et que la hiérarchie d’Amnesty a délibérément refusé d’y associer son équipe ukrainienne.

C’est notamment cette mise à l’écart des experts ukrainiens d’Amnesty, connus pour leur professionnalisme et leur connaissance du terrain, qui a mis le feu aux poudres à Kiev.

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Un rapport sans prise en compte de la réalité militaire ?


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