Réseaux sociaux : l'identité secrète du chef du FBI démasquée par une journaliste ?

Photo : AFP

Une journaliste de Gizmodo affirme avoir percé à jour l’identité secrète utilisée par le chef du FBI James Comey sur les réseaux sociaux.

Les comptes secrets sur les réseaux sociaux, ce n’est pas qu’une affaire d’hommes et de femmes politiques. Pour preuve, James Comey, actuel patron du FBI, se retrouve dans une position délicate après avoir évoqué, en milieu de semaine, ses comptes personnels Instagram et Twitter devant des journalistes.

“Ma vie privée est très importante pour moi. Je la chéris. J’ai un compte Instagram avec neuf abonnés. Mais je ne laisse personne s’en approcher : seulement ma famille proche et le petit ami sérieux d’une de mes filles”, a-t-il affirmé.

De James Comey à Reinhold Niebuhr

Et ce qui devait arriver arriva : à l’aide de ces précieuses informations, une journaliste de Gizmodo est partie à la recherche de ces fameux comptes. Pseudonyme ou pas, cette dernière n’a eu besoin que de quelques heures pour parvenir à ses fins. D’après elle, c’est le compte Instagram du fils de James Comey qui lui a notamment permis de toucher au but.

Mais la journaliste va plus loin en donnant l’identité numérique sous laquelle, selon elle, le chef du FBI se cache sur les réseaux sociaux : Reinhold Niebuhr. Pourquoi lui ? Une simple recherche nous permet de voir qu’il s’agit d’un théologien américain protestant, décédé en 1971. Le rapport avec James Comey ? Ce dernier, alors étudiant, a consacré une thèse au personnage, célèbre pour ses études sur les relations entre la foi chrétienne et la réalité de la politique moderne et de la diplomatie. Bingo ?

8.000 abonnés

Autre fait troublant : sur Twitter, le fameux Reinhold Niebuhr ne comptait, à ce moment, qu’un seul et unique follower en la personne de Benjamin Wittes, journaliste… et proche de James Comey. Le nom du compte quant à lui n’est autre que @projectexile7, nom qui fait écho à un programme de lutte contre les crimes liés aux armes et lancé par… James Comey.

Troublantes coïncidences ? Peut-être pas. Quelques heures après les révélations de Gizmodo, le compte Twitter “Reinhold Niebuhr” s’est fendu d’un tweet taggant la journaliste à l’origine de l’enquête, accompagné d’un gif présentant un personnage en train d’applaudir. Un autre tweet, cette fois encore plus explicite puisqu’il comporte un lien dirigeant vers le site du FBI, a été posté dans la foulée sous forme d’un mème célèbre sur Internet, semblant féliciter la journaliste pour son investigation : “En fait je ne suis même pas en colère, c’est incroyable !”.


 

Si le FBI n’a pas encore confirmé l’information, les internautes, eux, se sont empressés de suivre le compte qui, désormais, dépasse les 8.000 abonnés.