Un rescapé du Bataclan assigne son entreprise après un exercice attentat

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Un rescapé du Bataclan assigne son entreprise après un exercice attentat

C'est un exercice qui a très mal tourné. En juin 2018, l'entreprise Publicis organise une simulation d'attentat dans ses locaux, situés à Paris. Or, plusieurs de ses employés étaient au Bataclan le soir du 13 novembre, et en sont sortis traumatisés. Deux y ont par ailleurs perdu la vie. À la suite de cet exercice, Guillaume Delmas, un publicitaire qui était allé voir les Eagles of Death Metal ce 13 novembre, a décidé d'assigner en justice son employeur - qui ne l'avait pas prévenu de la simulation -, avait révélé il y a quelques mois franceinfo.

"Je l'ai vécu comme si ça recommençait", a raconté cet employé, qui s'est retrouvé nez-a-nez avec un faux terroriste ce jour de juin 2018. "Le minimum d'humanité, c'est de prévenir les rescapés qui continuent à bosser dans les locaux."

À la suite de cet exercice, une expertise médicale avait révélé que Guillaume, en arrêt maladie depuis le 5 juillet 2018 et aujourd'hui sous antidépresseurs, souffrait de "stress post-traumatique compliqué d'un épisode majeur". Un syndrome directement lié à l'exercice de sécurité ayant eu lieu à Publicis, précisaient les médecins mandatés par le Fonds de garantie chargés de l'examiner.

Une audience ce mardi

Comme le rapporte ce lundi franceinfo, le quadragénaire a ainsi saisi le conseil des prud'hommes en s'appuyant sur un article du Code du travail stipulant que "l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et...

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