Le Requiem de Mozart en mode "zéro achat"

La mise en scène du Requiem de Mozart qui sera proposée à partir de ce week-end au Grand-Théâtre de Bordeaux constituera la première production « zéro achat » d’une maison d’opéra d'envergure nationale en Europe.

Un défi pour la production, qui s’est engagée à n’acheter aucun matériel pour la réalisation des décors, costumes ou accessoires.

"De manière assez radicale, on a décidé de ne faire que du réemploi de matériel existant. J'ai cherché dans les stocks de l'opéra ce qu'on pouvait trouver, donc j'ai trouvé ces rideaux blancs, une boîte en miroir et les seuls éléments finalement qu'on a construits, ce sont ces cercueils. "

De même pour la confection des 40 et quelques costumes : le stock de vêtements anciens du théâtre a été retouché pour le Requiem, à partir également de pièces récupérées auprès d’une friperie solidaire et de vêtements professionnels invendus.

"Cette notion de réemploi et d'aller chercher des choses un peu partout pour les mettre sur scène, cela fait vraiment partie des métiers du costume parce que ça n'a aucun sens d'habiller les artistes avec du neuf tout le temps. Il y a de la vie avant, il y a de la vie après. Il y a des matières qu'on trouverait pas aujourd'hui. Donc il y avait finalement un vrai sens artistique à piocher dans ces bacs de tri."

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Au final, cette deuxième vie des costumes et décors est une mise en abîme du Requiem de Mozart, qui laisse une possibilité d'une vie après la mort.

A découvrir à Bordeaux du 20 au 28 janvier.