Reprise des évacuations en Syrie après une suspension de 48h

L'évacuation de civils et de combattants de quatre localités assiégées, dans le cadre d'un accord d'échange entre les parties prenantes du conflit syrien, a repris vendredi après une suspension de 48 heures, ont rapporté les médias du régime de Damas et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). /Photo prise le 21 avril 2017/REUTERS/Ammar Abdullah

BEYROUTH (Reuters) - L'évacuation de civils et de combattants de quatre localités assiégées, dans le cadre d'un accord d'échange entre les parties prenantes du conflit syrien, a repris vendredi après une suspension de 48 heures, ont rapporté les médias du régime de Damas et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Plus de 35 autocars transportant des civils et des miliciens pro-régime, partis des villes d'Al Foua et de Kefraïa situés dans la province d'Idlib, sont arrivés dans la ville d'Alep, qui est sous le contrôle du gouvernement, a indiqué l'OSDH.

En contrepartie, dix autocars transportant des rebelles et leurs proches, partis de Zabadani, ont quitté un point de transit pour pénétrer dans un territoire sous le contrôle des insurgés, a rapporté la chaîne de télévision syrienne Ikhbariyah.

Les villes de Zabadani et de Madaya, assiégées de longue date par les forces favorables au régime près de Damas, sont passées sous le contrôle du pouvoir syrien cette semaine, après l'évacuation des rebelles sunnites qui y étaient retranchés.

Selon l'OSDH, la suspension de 48 heures des évacuations a été due à une revendication des insurgés qui souhaitaient que le gouvernement libère 750 détenus dans le cadre de l'accord d'échange.

Au bout du compte, un accord est intervenu avec le gouvernement syrien, celui-ci s'engageant à relâcher 500 détenus, qui passeront "dans les heures à venir" dans les zones tenues par les insurgés aux environs d'Alep, a déclaré vendredi à Reuters Mohamad Abu Zeid, porte-parole du groupe rebelle Ahrar al-Sham.

Vendredi, le président Bachar al Assad a imputé à l'ex-Front al Nosra l'attentat au véhicule piégé contre un convoi de personnes évacués de deux villages chiites.

L'attentat, mené samedi dernier aux abords d'Alep, a fait 126 morts. Ancienne branche syrienne d'Al Qaïda avec lequel il a formellement pris ses distances l'an dernier, l'ex-Front al Nosra appartient depuis le mois de janvier à une alliance islamiste qui s'appelle Tahrir al Cham.

(Ellen Francis; Eric Faye pour le service français)

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages