Reprise des débats à Assemblée nationale: première prise de parole tendue pour Sandrine Rousseau

Sandrine Rousseau prend la parole lors d'une séance publique à L'Assemblée nationale, le 3 octobre 2022. - Ludovic MARIN / AFP
Sandrine Rousseau prend la parole lors d'une séance publique à L'Assemblée nationale, le 3 octobre 2022. - Ludovic MARIN / AFP

"Je vous adore les conservateurs, vous êtes tellement prévisibles, ça fait plaisir". Alors que Sandrine Rousseau était appelée à s'exprimer à l'Assemblée nationale ce lundi soir, un brouhaha s'est élevé dans l'hémicycle. A plusieurs reprises, la présidente de la séance a dû rappeler à l'ordre les députés.

La nouvelle session parlementaire s'est ouverte à l'Assemblée nationale ce lundi. Après un débat sur le sujet de la guerre en Ukraine, a débuté l'examen du projet de loi assurance-chômage.

"La parole est à madame Rousseau"

Sandrine Rousseau a alors pris la parole pour soutenir la motion de rejet proposée par La France insoumise contre ce projet de loi. Ces derniers jours, la députée EELV est au coeur de plusieurs polémiques. D'abord pour avoir publiquement mis en cause Julien Bayou pour des "comportements de nature à briser la santé morale des femmes" puis pour avoir été huée lors de son intervention en marge d'un rassemblement en soutien aux femmes iraniennes à Paris.

Durant sa prise de parole dans l'hémicycle ce lundi, des députés ont ainsi fait du bruit pour perturber ses propos. La présidente de séance a dû demander le silence à plusieurs reprises.

"Chers collègues s'il-vous-plaît, la parole est à madame Rousseau et uniquement à madame Rousseau", a-t-elle lancé.

Pendant son intervention, la députée a même été contrainte de s'arrêter quelques secondes, fixant du regard les élus qui l'invectivaient.

Un "sexisme" inacceptable pour Mathilde Panot

En réaction, la présidente du groupe LFI-Nupes à l'Assemblée nationale Mathilde Panot a dénoncé quelques instants plus tard l'attitude de ces députés. "Je note que lorsque des femmes parlent dans l'hémicycle, et de manière extrêmement sensible lorsque que madame Rousseau s'est exprimée dans l'hémicycle, il y a un brouhaha, des jeux de pupitres, notamment de la majorité et ce n'est pas acceptable", a-t-elle déploré.

"Ce sexisme n'est pas acceptable dans l'Assemblée nationale", a-t-elle ajouté.

Si Mathilde Panot a été applaudie par les députés de la Nupes, de l'autre côté de l'hémicycle, elle a été huée et des députés ont même quitté la salle.

Article original publié sur BFMTV.com