Le procès du reporter militant Taha Bouhafs pour outrage et rébellion renvoyé en juillet

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Le procès du reporter militant Taha Bouhafs pour outrage et rébellion renvoyé en juillet

Taha Bouhafs, qui se présente comme un “journaliste des luttes”, devait comparaître ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour “outrage et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique”. Le reporter militant de 22 ans avait été interpellé à Alfortville, le 11 juin 2019, lors d’un rassemblement en soutien à des travailleurs en situation irrégulière. Il encourt deux ans d’emprisonnement. Lui réclame la relaxe et a appelé à un rassemblement devant le tribunal pour soutenir sa cause. Son procès a finalement été renvoyé au 3 juillet.

Rassemblement pacifique

Ce jour de juin, à l’initiative de plusieurs organisations syndicales (Fédération Sud PTT, Union syndicale Solidaire 94, CNT-SO et CNT), un “rassemblement pacifique” se tient devant le centre Chronopost d’Alfortville pour exiger la régularisation d’une “trentaine de travailleurs sans-papiers”, indique alors le communiqué. Taha Bouhafs, salarié du site Là-bas si j’y suis, se rend sur place. 

“Quand je suis allé couvrir ce piquet de grève, j’étais le seul journaliste, tient-il à rappeler sur Twitter. Les seules infos que nous avions sur cette grève circulaient au compte-gouttes dans de sombres boucles militantes.” 

Depuis plus d’un an, ce jeune natif d'Algérie qui a grandi à Echirolles (Isère), se fait connaître par ses reportages lors de mouvements sociaux franciliens, des manifestations des...

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