REPORTAGE. "Biden, c'est un sursis pour quatre ans" : à La Nouvelle-Orléans, la communauté afro-américaine n'attend pas de miracle du nouveau président des États-Unis

franceinfo
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Les passants sont rares sur Pacific Avenue, dans le quartier d’Algiers, l’un des plus anciens de La Nouvelle-Orléans, en Lousiane, blotti dans un coude en péninsule sur la rive ouest du Mississippi, aux États-Unis. À quelques centaines de mètres, le fleuve coule, massif et tranquille, dans le froid de janvier, et sous le porche de sa modeste maison en bois ombragée par un arbre, Malik Rahim, soixante-treize fringantes années, fume une cigarette. Attaché derrière des dreadlocks en bataille, son masque blanc tranche avec sa peau noire burinée et recouvre une partie de sa longue barbe grise. L’ancien membre des Black Panthers s'est assis sur une chaise en bois et derrière son masque et ses lunettes noires, une colère contenue gronde encore.

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Joe Biden prête serment, le 20 janvier, pour devenir le 46e président des États-Unis d’Amérique. La situation des Afro-Américains, dragués par les démocrates, était l’un des enjeux de la campagne pour l’élection présidentielle, particulièrement à La Nouvelle-Orléans, où presque 70% de la population est noire et qui fait figure de bastion retranché démocrate dans un État républicain.

L’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche ne suscite chez le militant pour les (...)

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