REPORTAGE. "La ’Ndrangheta est très présente ici" : malgré l'ouverture du "maxi-procès", la mafia calabraise n’a pas été décapitée

Bruce de Galzain
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Il n'y a jamais eu autant d'accusés dans un box en Italie depuis 35 ans et le procès de la Cosa Nostra à Palerme en 1986. Mercredi 13 janvier, ce n'est pas la mafia sicilienne mais celle de Calabre, la 'Ndrangheta, qui est jugée : 355 accusés, 913 témoins. Un bunker de plus de 3 000 m² a été construit pour l'occasion. Il a été rendu possible grâce à l’arrestation éclair de plus de 300 suspects le même jour au cœur de la Calabre, lors de l'opération Rinascita Scott en décembre 2019.

Avant cette opération, dans les rues de Vibo Valentia en Calabre, les sbires de la 'Ndrangheta, parfois âgés de seulement 16 ans, étaient souvent présents. Les carabiniers les surnomment "les patrouilles de la criminalité". La mafia assoie ainsi son pouvoir en contrôlant ses territoires. Le colonel Bruno Capece commande les carabiniers de la province, il nous accompagne dans la rue principale de la ville où se tient d’habitude le marché : "Ce marché a toujours été 'surveillé'. Ils se mettaient aux quatre coins pour montrer qu’ils étaient toujours là. Une présence inquiétante pour les commerçants qui viennent ici une fois par semaine. C’est comme s’ils étaient constamment surveillés ! Mais après l’opération Rinascita Scott, ils ne sont plus revenus, les quatre coins (...)

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