[Reportage] Une Gay Pride de toutes les libertés à Hong Kong

Pas de marche, mais un rassemblement des libertés LGBT à Hong Kong ce samedi 16 novembre. La Gay Pride a été autorisée à la dernière minute, après une semaine d’ultra-violence entre protestataires et forces de l’ordre dans la région administrative spéciale.

Avec notre envoyé spécial à Hong Kong,  Stéphane Lagarde

De la joie et de la couleur dans la nuit hongkongaise. Non loin du port Victoria, une marée de drapeaux arc-en-ciel et surtout des sourires sur la place de l’hôtel de ville. Que l’évènement puisse se tenir dans un tel contexte de tension est un soulagement, affirme Ben, 20 ans, volontaire sur cette Gay Pride 2019.

« Nous craignions que la police refuse de donner son accord. Après tant de mauvaises nouvelles, tant de frustration depuis si longtemps, on est tellement content que la parade ait pu se tenir, même sous la forme d’un simple rassemblement. »

Un rassemblement sans incident et sans intervention des forces de l’ordre. « Peace » (paix) et surtout « Love » (amour), nous dit Aby Lee, Singapourienne et coorganisatrice du mouvement lesbien Pink Dot Hong Kong.  « C’est une journée colorée et musicale, ça nous change des tirs de gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. C’est tout simplement une question de liberté. Faire comme bon nous semble bon, être soi-même. »

Être soi-même. Sur la scène transformée en karaoké, les intervenants revendiquent l’égalité des droits et le mariage pour les personnes de même sexe obtenu à Taiwan, mais pas encore dans la loi hongkongaise. Alors que parmi les spectateurs certains reprennent les slogans de la protestation et l’hymne de Hong Kong joué à la flûte.