Reportage à Gaza où le Hamas prépare ses nouveaux martyrs

Pour le mouvement militaire palestinien, la prochaine guerre n’est qu’une question de temps.

Quelque part dans le nord de la bande de Gaza , dissimulé parmi les champs de maïs, un portail défoncé s’ouvre sur un innocent jardin. C’est là, entre des rangées de mandariniers et une portée de chatons alanguis, que les brigades Al-Nasser Salah al-Din ont installé leur camp d’entraînement, trompe-l’œil bucolique à la surveillance des drones israéliens omniprésents dans l’enclave palestinienne. Condamnés à une guérilla de l’ombre, les alliés du Hamas compensent par une mise en scène soignée: exercices de stage commando, fumigènes, simulation de bombardement, rien n’est trop beau pour impressionner le visiteur étranger.

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Précédé de deux gardes du corps, leur porte-parole fait son entrée, visage soigneusement dissimulé sous un keffieh retenu par un turban noir. L’homme ne se présente que sous son nom de guerre, Abou Ataya, et affirme que son groupe compte 10000 hommes. Le chiffre paraît exagéré, rapporté au nombre total de miliciens présents dans la bande de Gaza, estimé à 35 000, toutes factions confondues. «Ces statistiques ne prennent pas en compte l’afflux de recrues qui nous ont rejoints depuis la dernière agression», réplique-t-il d’un ton docte.

Sur le front de mer, des adolescents ramassent du gravier pour le revendre. Les chevaux sont un moyen de locomotion habituel à Gaza.
Sur le front de mer, des adolescents ramassent du gravier pour le revendre. Les chevaux sont un moyen de locomotion habituel à Gaza.

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