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«Rentrons», en Algérie ou en France, questionne le cinéaste franco-algérien Nasser Bessalah au Festival de Clermont-Ferrand 2024

En compétition à Clermont-Ferrand, plus grand rendez-vous mondial du court métrage, Rentrons raconte l’histoire d'Abdel et Nouria, deux jeunes en quête d'un avenir, tiraillés entre la France et l’Algérie. Une histoire profonde, située dans un décor magnifique, interprétée avec bravoure et humour. Bref, un « road movie sur mobylettes » très réussi, réalisé par le cinéaste franco-algérien Nasser Bessalah. Entretien.

RFI : Rentrons. Nous rentrons vers où avec votre film ?

Nasser Bessalah : Il y a une certaine ambivalence, selon les personnages du film. Pour Nouria, ce sera de rentrer en France, bien qu'elle soit d'origine algérienne. Tandis que pour Abdel, le chez lui, c'est finalement l'Algérie. C'est là où il pense mieux défendre ses intérêts. Du coup, il décide de rester en Algérie.

Vous n'avez pas fait d'école de cinéma. D’où est venu ce besoin de faire votre premier court métrage ?

Je n'ai pas fait d'école de cinéma proprement dit. Cependant, j'ai été dans une école de comédien et durant le cursus, j'ai fait un atelier cinéma pendant une semaine. C'est ce qui m'avait donné goût à faire du cinéma. C'était aussi l'occasion pour moi d’appliquer ce que je pensais, c'est-à-dire écrire des histoires qui nous concernent et ne pas laisser les autres conter ces mêmes histoires. Parce que souvent, le point de vue est biaisé et il y a un certain manque de légitimité. Connaître une personne ou essayer de l'appréhender dans ce qu'elle est, pour cela, il faut vivre avec elle ou vivre ce qu'elle vit.


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