Rentrée scolaire: les lycéens se plaignent sur les réseaux sociaux des établissements bondés

Fanny Rocher
·2 min de lecture
Des élèves dans un lycée du Morbihan, le 2 novembre.  - BFMTV
Des élèves dans un lycée du Morbihan, le 2 novembre. - BFMTV

Des couloirs pleins, des cours de récréation combles... En ce lundi de rentrée scolaire après les vacances de la Toussaint, de nombreuses vidéos postées par des lycéens circulent sur les réseaux sociaux, montrant leur établissement bondé.

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a précisé jeudi soir le nouveau protocole sanitaire "durci", pour tenter de freiner la progression de l'épidémie de Covid-19. Parmi les mesures annoncées figure notamment le port du masque obligatoire dès 6 ans et le contrôle du brassage des élèves avec des limitations de déplacement à la cantine ou dans la cour de récréation.

"C'est pire qu'avant"

"Protocole sanitaire renforcé on voit ça, on voit même très bien", fustige un élève, qui a posté sur Twitter une vidéo montrant une cour de récréation pleine.

"Deuxième confinement, nous n'avons jamais été aussi entassés, c'est pire qu'avant", a regretté une mère d'élève de l'école Saïda, dans le 15ème arrondissement de Paris, sur l'antenne de BFMTV.

Ce sentiment d'indignation est partagé par certains enseignants. Sur Twitter, le collectif de professeurs Stylos Rouges a interpellé le ministre de l'Éducation.

"Nous savons bien que vous n'avez jamais été élève ou enseignant dans une école, un collège ou un lycée publics mais pour info, ça ressemble à ça en terme de densité", a écrit le collectif, partageant des clichés montrant des établissements combles. "On peut avoir un vrai protocole maintenant ?", a-t-il ajouté.

Les établissement ont "une semaine" pour se préparer

Pour Véronique Fèvre, journaliste éducation de BFMTV, les "établissements ont une semaine pour s'adapter" et appliquer le protocole sanitaire renforcé. "Les établissements scolaires étaient fermés, ils devaient aussi préparer depuis 15 jours la séance d'hommage à Samuel Paty avec des professeurs qui n'étaient pas tous là", a-t-elle souligné sur notre antenne.

"Ça reste malgré tout un casse-tête, notamment dans les gros établissements avec une forte densité. Dans les lycées, il y aura une souplesse. Les équipes pédagogiques vont devoir définir si elles maintiennent intégralement tous les cours, si elles ne passent pas en distanciel pour certains niveaux parce que certains professeurs sont plus à l'aise", a-t-elle expliqué.

Article original publié sur BFMTV.com