Rentrée scolaire: face aux critiques, Jean-Michel Blanquer défend son bilan

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C'est aujourd'hui la rentrée des enseignants. Cette rentrée scolaire marque aussi la dernière ligne droite de Jean-Michel Blanquer à la tête de l'Éducation nationale en cette fin de quinquennat, après quatre années et trois mois passés rue de Grenelle, l'un des plus longs parcours de l'histoire à ce poste.

Après trois ans de réformes menées tambour battant qui lui ont aliéné une partie du corps enseignant, le ministre, reconduit à son poste il y a un an avec un périmètre élargi, va devoir à nouveau gérer une rentrée délicate. Le ministre ne souhaite pas s'appesantir sur la crise sanitaire, il promet une rentrée scolaire sereine en maintenant autant que possible les écoles ouvertes.

Port du masque

Le passe sanitaire ne sera pas obligatoire pour aller à l'école. Les cours auront lieu en présentiel avec aération des classes et le port du masque sera obligatoire pour les écoliers, les collégiens et les lycéens dans les espaces fermés. Par ailleurs, il faudra limiter le brassage entre élèves. Les activités sportives devront donc être adaptées pour que les éleves puissent garder une certaine distance physique entre eux. Et comme l'an dernier, si un élève est positif au Covid-19, sa classe fermera pour sept jours.

Aux accusations de déni face à la situation sanitaire formulées par les syndicats, Jean-Michel Blanquer préfère évoquer son bilan. Il dresse donc la liste des reformes, lancées en quatre ans : des « dédoublements » de classes au primaire à la transformation du lycée en passant par l'école obligatoire à 3 ans, les évaluations à tous les niveaux de la scolarité, ou encore la refonte du baccalauréat.

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Le bilan du ministre Blanquer, selon lui, sera une école en profonde transformation et sur la bonne voie. Les syndicats d’enseignants, eux, lui reprochent d’avoir multiplié sur le front des réformes des passages en force sans aucune discussion.

En cette rentrée, Jean-Michel Blanquer soigne donc sa communication et annonce une campagne sur la laïcité. Les observateurs de l’école le disent, si Jean-Michel Blanquer a gagné une assise politique en faisant de la laïcité son cheval de bataille, c'est qu'il s’adresse bien plus au grand public qu’au monde enseignant. Et ce, à huit mois de la présidentielle.

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