Rentrée scolaire: 5 conseils pour bien préparer son enfant à la reprise des cours

Un enfant dans une école française en septembre 2021 (illustration) - Fred TANNEAU / AFP
Un enfant dans une école française en septembre 2021 (illustration) - Fred TANNEAU / AFP

Les fournitures scolaires sont achetées, les vacances se terminent et la rentrée est dans toutes les têtes. Mais bien préparer son enfant pour attaquer cette année scolaire du bon pied n'est pas forcément évident. La transition entre les vacances et la reprise peut être violente pour les enfants, et doit donc se faire en douceur selon les spécialistes.

• Adapter le sommeil

Il s'agit peut-être du dossier le plus important. Reprendre un rythme de sommeil équilibré, avec une heure de coucher suffisamment tôt pour être assez reposé au moment du réveil pour l'école est primordial au moment de la rentrée scolaire. Anne Piollet, pédiatre à la retraite et secrétaire générale du Syndicat national des pédiatres français, conseille aux parents de se préparer plusieurs jours en avance.

"Tous les jours, il faut rallonger les nuits jusqu'à la rentrée en couchant les enfants 30 minutes ou une heure plus tôt. Il ne faut pas non plus se lever à 11h, mais avancer l'heure du réveil", assure-t-elle.

• Attention au petit-déjeuner

Contrairement aux vacances, où les heures de repas peuvent varier assez facilement, le retour à l'école marque un retour d'un rythme de repas bien plus précis. Il est donc conseillé de reprendre des heures similaires en vue de la reprise. "L'idée c'est de remettre les enfants dans leur rythme et leurs rites", explique Pascal Le Roux, pédiatre et secrétaire général du Conseil national professionnel de pédiatrie.

L'attention doit être particulièrement portée sur le petit-déjeuner. Le spécialiste assure qu'il est important de lever les enfants assez tôt pour "prendre le temps" de bien manger avant de prendre la route. Il déconseille ainsi les céréales, trop sucrés, demandant aux parents de privilégier un petit-déjeuner plus simple, composé d'un bol de chocolat chaud et de tartines de confiture ou de beurre. "C'est moins coûteux et ce sont des valeurs sûres", affirme-t-il.

• Anticiper les angoisses

Lorsqu'un enfant fait sa rentrée, plusieurs angoisses ou appréhensions peuvent exister. Cela est d'autant plus vrai lors d'une entrée en première section de maternelle ou en CP, lorsque l'on découvre une nouvelle école. Anne Piollet conseille aux parents de faire visiter les lieux aux enfants ainsi que de repérer le trajet pour y aller.

"Il est important de les rassurer et de les valoriser. Les accompagner le matin, leur dire qu'on va les chercher le soir, que l'on est fier d'eux", explique la pédiatre.

Pascal Le Roux partage cette opinion, expliquant qu'il est indispensable de proposer une "préparation psychologique" à la rentrée. Cela vaut d'ailleurs aussi pour les parents. "Il faut qu'ils se détachent. Les mamans ou les papas qui pleurent en laissant leurs enfants, ça fait pleurer les enfants", explique-t-il. Il conseille également un temps de "débriefing" le soir pour que chacun puisse raconter sa journée et s'assurer que tout se passe pour le mieux.

• Un matériel pas si anodin

Vouloir faire plaisir à son enfant avec des cahiers, trousses ou cartables à l'effigie de ses super-héros ou personnages de dessins animés préférés peut être tentant, mais est à éviter. En effet, Anne Piollet conseille aux parents de préférer des fournitures les plus neutres possibles, notamment pour les enfants qui ont des sautes de concentration.

"Ils peuvent être rapidement distraits par cela, et ne plus rien écouter en classe ensuite", affirme-t-elle.

• Limiter l'usage des écrans

L'une des inquiétudes des pédiatres au fil des années est l'invasion des écrans dans la vie des enfants. Nombreux sont donc ceux qui proposent aux parents de respecter une règle inventée par le psychiatre Serge Tisseron, le "3-6-9-12". En résumé, il s'agit de ne pas mettre un enfant devant un écran avant 3 ans, de ne pas lui confier une console de jeu avant 6 ans, de ne pas les laisser consulter internet avant 9 ans, et de ne pas les laisser s'inscrire sur les réseaux sociaux avant 12 ans.

Concernant la télévision, elle est à proscrire le matin avant l'école selon Anne Piollet. Elle explique que cela représente "trop d'informations avant la classe", et que cela peut perturber l'attention une fois en classe.

Article original publié sur BFMTV.com