Pour sa rentrée, Le Pen fustige une « humiliante et épuisante régression du pays »

Marine Le Pen faisait sa rentrée ce dimanche 11 septembre à Hénin-Beaumont, évoquant notamment la crise de l’énergie et sa succession à la tête du RN (photo prise le 21 juin dernier à l’Élysée).
LUDOVIC MARIN / AFP Marine Le Pen faisait sa rentrée ce dimanche 11 septembre à Hénin-Beaumont, évoquant notamment la crise de l’énergie et sa succession à la tête du RN (photo prise le 21 juin dernier à l’Élysée).

LUDOVIC MARIN / AFP

Marine Le Pen faisait sa rentrée ce dimanche 11 septembre à Hénin-Beaumont, évoquant notamment la crise de l’énergie et sa succession à la tête du RN (photo prise le 21 juin dernier à l’Élysée).

POLITIQUE - Elle aussi faisait sa rentrée, et elle a tenu à marquer le coup. Ce dimanche 11 septembre, Marine Le Pen a promis d’imposer de « gré ou de force » l’actuelle crise de l’énergie au programme du Parlement, déplorant une « humiliante et épuisante régression du pays ». Des mots prononcés lors d’une visite dans son fief d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où elle a été confortablement réélue députée lors des législatives du mois de juin.

Avertissant de « rationnements, restrictions, délestages, pénuries » à venir en raison de difficultés à s’approvisionner en gaz et à produire de l’électricité, elle a regretté que le Parlement ait rejeté sa proposition de session extraordinaire sur l’énergie.

« C’est un sujet essentiel immédiat mais on nous met, nous députés, au chômage technique », a-t-elle souligné. Elle a fustigé le « gadget » que constitue selon elle le Conseil national de refondation (CNR), lancé jeudi par Emmanuel Macron et « quelques uns de ses copains pour faire mine de s’intéresser au sujet ».

Aliot et Bardella ? Deux candidats... « de qualité »

Elle a martelé que le RN mettrait le sujet de « l’explosion du prix de l’électricité » au coeur du débat parlementaire « de gré ou de force ». Chauffage, piscines, éclairage déplacements : avertissant que « tout ce qui nous apparaît comme des évidences puisse être remis en question », elle a pointé du doigt une « épuisante et humiliante régression du pays », conséquence « d’erreurs politiques anciennes » plutôt que de la guerre en Ukraine.

Elle s’est positionnée, par ailleurs, au-dessus de la campagne pour sa succession à la tête du parti, alors que les deux candidats, Jordan Bordella et Louis Aliot, étaient en campagne ce week-end. « Il y a deux candidats ... de qualité », a-t-elle estimé, soulignant avoir passé avec tous les deux « de nombreuses années de combats communs ».

« Je resterai complètement neutre », a-t-elle toutefois assuré, laissant « aux adhérents le soin de choisir celui qui leur paraît le plus performant ».

Elle a finalement souhaité « bon vent » au polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, qui doit clore dimanche soir une université d’été cruciale pour l’avenir de son mouvement.

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