Rentrée des classes : un protocole sanitaire pas assez strict dans les établissements ?

La reprise de l'école devrait se faire, lundi 26 avril, dans les mêmes conditions qu'à sa suspension. Dès qu'un élève sera positif au Covid-19, l'ensemble de sa classe sera fermée, et une quarantaine de sept jours appliquée. Le dispositif ne convainc pas un représentant de parents d'élèves. "La rentrée scolaire est la même qu'avant les vacances scolaires, c'est-à-dire qu'il n'y a rien de nouveau qui a été mis en place, et à ce titre-là on craint que les mêmes effets provoquent les mêmes conséquences", estime Robrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Peu d'enseignants vaccinés En ce qui concerne le dépistage, des tests seront effectués à l'école. Ils seront salivaires pour les élèves de maternelle et de primaire, tandis que des autotests nasopharyngés seront proposés aux plus de 15 ans, à raison de un par semaine. Deux seront fournis aux professeurs. La mesure est insuffisante selon certains. "Dans les écoles en Angleterre et (…) en Autriche par exemple, vous avez obligation d'avoir deux tests salivaires, pour les plus petits, pour entrer dans la classe, explique le Pr. Gilles Pialoux, infectiologue à l'hôpital Tenon (Paris). Donc je crois qu'on n'est pas du tout dans ce paradigme actuellement, on est dans quelque chose qui ménage l'opinion publique." Quant à la vaccination des enseignants, il y a eu peu d'avancée durant les deux semaines d'interruption. Le protocole détaille sera présenté dans la soirée du jeudi 22 avril.