Tags racistes anti-musulmans à Rennes: Darmanin exprime son "dégout"

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"Non à l'islamisation", "Vive le Roy", "Mahomet prophète pédophile", "les croisades reprendront", "Charles Martel sauve nous", "France éternelle", "catholicisme religion d'Etat" ou "EELV=Traîtres", ont été notamment tagués sur les murs extérieurs du centre culturel musulman Avicenne de Rennes.

Des tags anti-musulmans ont été découverts dimanche matin par des fidèles sur les murs extérieurs du centre culturel musulman Avicenne de Rennes, a-t-on appris auprès du conseil régional du culte musulman, alors que le ministre de l'Intérieur est attendu dans la soirée.

"A deux jours du mois de Ramadan, les fidèles retrouvent leur mosquée taguée avec des phrases obscènes", a déploré auprès de l'AFP Mohammed Zaidouni, le président du conseil régional du culte musulman. "Nous sommes les enfants de la République et nous nous retrouvons avec la haine la violence et la barbarie", a-t-il ajouté.

Le gardien puis les fidèles ont découvert ces tags dimanche vers 06H00, lors de la prière du matin. "Non à l'islamisation", "Vive le Roy", "Mahomet prophète pédophile", "les croisades reprendront", "Charles Martel sauve nous", "France éternelle", "catholicisme religion d'Etat" ou "EELV=Traîtres", pouvait-on lire sur des photos postées sur les réseaux sociaux.

Des croix chrétiennes, le chrisme ou une fleur de lys ont été également tagués sur les murs du centre Avicenne.

Une enquête pour "dégradations à raison de l’appartenance à une religion" a été ouverte par le parquet de Rennes et confiée à la sûreté départementale de Rennes. La peine encourue est de 4 ans de prison et 30.000 euros d’amende.

"Le parquet de Rennes (...) portera une attention toute particulière à l’enquête tendant à identifier et sanctionner le ou les auteurs de ces faits", a assuré le procureur de Rennes Philippe Astruc dans un communiqué de presse.

"Les fidèles étaient choqués par de telles obscénités. C'était violent. Notre communauté musulmane est vraiment triste", a raconté M. Zaidouni, tout en appelant à "rester unis".

"Il y a certains qui cherchent à semer la(...)


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