Rennes : La patinoire ne doit pas devenir « un trophée écolo », selon ses habitués

C. Allain/20 Minutes

Réchauffement - L’annonce de la fermeture estivale durant quatre mois du Blizz fait peur aux clubs de hockey sur glace, de danse et de patinage

« On ne peut pas aller glisser sur l’herbe. On n’a pas d’autre choix que de venir ici ». Julien Nerat est le président du club de patinage artistique de Rennes. Comme les deux autres associations qui utilisent le Blizz à l’année, il a appris la fermeture estivale de la patinoire, la seule que compte le département d’Ille-et-Vilaine. Un choix à la fois économique face à la flambée du coût de l’énergie, mais aussi écologique, que la municipalité assume. « Est-ce qu’il faut patiner sur la glace par 40 degrés au mois de juillet ? Sans doute pas », interrogeait à l’automne la maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré. Si la décision d’une fermeture estivale est plutôt bien comprise dans l’ensemble, c’est la durée qui fait tiquer. « Quatre mois, c’est long. C’est surtout embêtant pour la rentrée de septembre, c’est là que l’on reçoit beaucoup de nos nouveaux inscrits », justifie Julien Nerat.

A la sortie de la grande piste du Blizz, la professeure de danse ne décolère pas. Elle qui enseigne depuis plus de trente ans est catégorique : « quatre mois sans pratique, ce sera dramatique pour les enfants ». Même constat mais plus nuancé du côté de la présidente du club de hockey des Cormorans. « Le choix de fermer en été, je le comprends. Les sports de glace doive(...) Lire la suite sur 20minutes