"Se rendre serait synonyme de mort" : l'appel à l'aide de la sœur d'un combattant ukrainien de l'usine d'Azovstal

Le frère de Kristina, un jeune homme de 20 ans, a rejoint les rangs de la résistance ukrainienne après l'invasion russe le 24 février. Aujourd'hui, il fait partie des combattants bloqués dans les galeries souterraines du vaste complexe métallurgique de l'aciérie d'Azovstal, à Marioupol, dernier bastion de la résistance ukrainienne.

"Plus d'un millier" de militaires ukrainiens dont "des centaines de blessés" se trouvent toujours dans l'aciérie Azovstal, à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, annonçait mardi la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk. Parmi eux, le frère de Kristina. Le jeune homme de 20 ans a rejoint les rangs de la résistance après l'invasion russe. Aujourd'hui, il est toujours bloqué dans les galeries souterraines de ce vaste complexe métallurgique, dernier bastion de la résistance ukrainienne.

"Je n'ai pas de nouvelles de mon frère. Les combattants n'ont pas le droit de téléphoner. Ils vivent sous les bombardements incessants et Internet est souvent coupé", témoigne Kristina sur notre antenne.

"Il me donne juste une preuve de vie une fois par semaine. Il m'écrit un message, avec juste un mot: 'vivant'", poursuit la jeune femme.

"Les militaires blessés n'ont plus de médicaments"

"La situation est très compliquée depuis les bombardements qui ont détruit l'hôpital qui se trouvait à l'intérieur de l'usine", témoigne Kristina. "Les militaires blessés n'ont plus de médicaments ou de quoi réaliser des actes chirurgicaux. Ils se retrouvent avec des membres amputés. C'est une violation complète des droits de l'homme."

Face à la situation, Kristina en appelle à l'aide de la communauté internationale. "Pour ces militaires, se rendre aux forces russes serait synonyme de mort. Ils seraient mutilés et tués", assure-t-elle. "La seule chose que nous pouvons faire, comme membre de la famille, c'est interpeller la communauté internationale pour qu'elle se pose comme un intermédiaire et organise leur exfiltration."

"Mon frère a 20 ans. Il fait ses premiers pas dans la vie et son premier choix a été de s'engager pour défendre son pays. Je suis fière de lui mais aujourd'hui, la seule solution est qu'il soit exfiltré à l'étranger et attende la fin des combats pour revenir en Ukraine."

Mardi, la vice-Première ministre ukrainienne a assuré que les autorités travaillaient sur la possibilité d'évacuer les soldats blessés, le personnel médical et les chapelains militaires de l'aciérie, en espérant l'aide des organisations internationales et de la Turquie. Selon elle, une telle opération pourrait "durer au moins une semaine" vu le nombre de blessés qui doivent être "portés sur des brancards".

Article original publié sur BFMTV.com

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