Se rendre chez un psy : des freins à lever

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A en croire cette même étude réalisée en 2019 auprès d’un échantillon de 1005 personnes, les deux tiers des interrogés (63%) n’avaient ainsi jamais consulté un psychologue, psychiatre ou tout autre spécialiste de la santé mentale. Par ailleurs, 30% considèrent même qu’une thérapie doit rester « secrète ».

« Les freins sont encore nombreux », constate Valérie P., psychologue en région nantaise, « même s’ils ont peut-être tendance à se lever avec la crise sanitaire ». Elle poursuit : « je passe sur les personnes qui pensent encore que ‘les psys, c’est pour les fous…’ Plus sérieusement, certaines ne viennent pas car elles doutent de l’efficacité d’une thérapie, ce qui renvoie sans doute à un déficit d’information. D’autres craignent ce qu’elles vont découvrir sur elle-même. Enfin, je constate aussi qu’il est difficile pour bien des gens de demander de l’aide ». De peur d’être jugés par exemple… Enfin, « l’aspect financier constitue malheureusement un obstacle pour bon nombre de personnes ». Pour des séances – à l’exception des psychiatres qui sont médecins – dont les prix sont très variables selon les professionnels et les villes.

Un tabou ?

Une autre étude YouGov a également mis en évidence le tabou autour des troubles psychologiques. D’après cette enquête réalisée en décembre 2020 auprès de 1001 Français, 87% des interrogés n’osent pas parler de leurs troubles à leur famille. Et 35% se tournent plus volontiers vers leur médecin traitant…