Il va chez son ophtalmologue pour un contrôle de routine et ressort… aveugle

Asian ophthalmologist is working (Weiquan Lin via Getty Images)

Victime d’une erreur médicale, un homme a perdu l’usage de ses yeux après une visite chez son médecin ophtalmologue. Le praticien a reconnu les faits mais continue toujours d’exercer.

Cette erreur médicale lui a couté la vue, une histoire dramatique relayée par BFMTV. Les faits se sont passés en 2020 à Marseille. Cette année-là, il décide de se rendre chez son médecin ophtalmologue pour un contrôle de routine et faire vérifier, à cette occasion, ses lunettes de repos devenues inconfortables. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu. Rapidement, le client est prié de coller son front contre une machine. Sans comprendre pourquoi, il s’exécute et questionne le professionnel de santé sur ses intentions.

Là, l’incompréhension le guette lorsqu’il comprend qu’il réalise sur lui… du laser. Il lui demande donc des explications mais l’ophtalmologue ne se montre pas loquace. "Je termine et je t’explique après", lui répond-il avec dédain. "Une fois qu'il a terminé, il me dit que ma vision va se dégrader, qu'il va falloir que je sois opéré cette semaine de la cataracte", se rappelle-t-il.

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"Je suis désolé pour ce monsieur"

Tout se bouscule dans sa tête et la réalité vire au cauchemar lorsque le praticien se trompe de prénom et l’appelle… Frédéric. Peu de temps après l’intervention, l’homme de 43 ans se retrouve aveugle. Depuis, grâce à deux lourdes opérations, il a pu retrouver partiellement l’usage de ses yeux mais son quotidien n’est plus le même. Encore très sensible à la lumière, il doit désormais vivre avec un handicap et se retrouve contraint d’ingérer quotidiennement des médicaments pour soulager les douleurs.

Depuis, le praticien mis en cause a avoué sa faute. "Je suis désolé pour ce monsieur que les choses se soient passées comme ça. Quand vous faites une connerie, vous faites une connerie", a-t-il dit sur BFMTV avouant "une erreur" de sa part. "Je ne suis pas un menteur. Je l’ai reconnu auprès de l’expert", a ajouté l’ophtalmologue, toujours en exercice à Marseille. Face à cette situation, l’avocat de la victime a dit espérer un procès prochainement.

Comme le rappelle le gouvernement, plusieurs moyens d'action légaux existent face à un dommage corporel, moral ou matériel résultant d'un acte médical ou chirurgical. Chaque année, en France, les erreurs médicales concerneraient 450 000 personnes et les conséquences peuvent parfois être dramatiques.

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