Les rendez-vous manqués de Gabriel Matzneff avec la justice

Vingt-quatre heures après la parution du livre Le ­Consentement, le parquet de Paris a décidé d'ouvrir vendredi une enquête préliminaire pour viols. Le nom de Gabriel Matzneff n'est pas cité dans le communiqué du procureur Rémy Heitz, mais ce sont bien les éventuelles victimes de l'écrivain que sont désormais chargés d'identifier les policiers de l'OCRVP (Office central de ­répression des violences faites aux personnes) en France mais aussi à l'étranger.

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Ce n'est pas parce qu'il y a des risques de prescription qu'il ne faut pas enquêter

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"Je ne suis pas sûr que ça ­débouche sur un procès, pronostique un proche de l'auteur. Sur ses virées en Asie, je ne crois pas qu'il y soit allé depuis 1998. Quant aux jeunes filles, ça fait des années que je ne lui connais que des maîtresses adultes." La loi de 2018 a rallongé le délai de prescription pour les viols de mineurs jusqu'à trente ans à partir de la majorité de la victime, mais elle n'est pas ­rétroactive. "Ce n'est pas parce qu'il y a des risques de prescription qu'il ne faut pas enquêter", argumente un magistrat parisien.

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Un non-lieu en 2014

Ce n'est pas la première fois que les agissements de Matzneff sont signalés. Lui-même fait référence dans Les Passions schismatiques (1977) à une "plainte pour détournement de mineurs, actes contre-nature et incitation de mineurs à la débauche" déposée contre lui en 1975 en raison de propos t...


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