Rencontre tendue entre Poutine et Merkel à Sotchi en Russie

La chancelière allemande Angela Merkel (à gauche) a estimé mardi lors d'une visite en Russie que Berlin et Moscou devaient continuer de discuter. Lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine (à droite), des divergences de position sont apparues sur la Syrie, l'Ukraine, le respect des libertés civiques en Russie et les accusations d'ingérence de Moscou dans des élections à l'étranger. /Photo prise le 2 mai 2017/REUTERS/Alexander Zemlianichenko

SOTCHI, Russie (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel a estimé mardi lors d'une visite en Russie que Berlin et Moscou devaient continuer de discuter malgré la persistance de sérieux désaccords.

Lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine, à Sotchi au bord de la mer Noire, des divergences de position sont apparues sur la Syrie, l'Ukraine, le respect des libertés civiques en Russie et les accusations d'ingérence de Moscou dans des élections à l'étranger.

Lorsqu'ils se sont exprimés devant les journalistes, les deux dirigeants ont gardé des visages sévères et ne se sont pratiquement pas regardés.

"Je suis toujours d'avis que s'il y a de sérieuses divergences dans certains domaines, il faut poursuivre le dialogue", a dit Angela Merkel, qui effectuait sa première visite en solo en Russie depuis l'annexion de la Crimée en 2014, à l'origine des plus vives tensions entre Moscou et l'Occident depuis la guerre froide.

L'Allemagne assumant la présidence tournante du G20 cette année, Angela Merkel rencontre les principaux dirigeants de ce groupe afin de préparer le sommet qui doit se tenir les 7 et 8 juillet à Hambourg.

Interrogée quant au risque d'ingérence de la Russie dans les élections législatives du 24 septembre en Allemagne, la chancelière a répondu qu'elle ferait preuve de fermeté face à tout cas de fausse information.

Vladimir Poutine, qui se tenait à ses côtés, s'est irrité de voir la Russie accusée d'ingérence dans les dernières élections américaines.

"Nous n'intervenons jamais dans la vie politique et dans les processus politiques de pays tiers et nous ne souhaitons pas que quiconque s'immisce dans notre vie politique et dans notre politique étrangère", a dit le maître du Kremlin.

(Andreas Rinke et Denis Pintchouk; Eric Faye pour le service français)

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