Ethiopie et Erythrée renouent des relations diplomatiques

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L'Ethiopie et l'Erythrée ont décidé de rouvrir des ambassades dans leurs capitales respectives, a annoncé dimanche le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (photo), à l'issue de pourparlers historiques avec le président érythréen Isaias Afwerki à Asmara. /Photo prise le 11 avril 2018/REUTERS/Tiksa Negeri
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NAIROBI/ADDIS ABEBA (Reuters) - L'Ethiopie et l'Erythrée ont décidé de rouvrir des ambassades dans leurs capitales respectives, a annoncé dimanche le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, à l'issue de pourparlers historiques avec le président érythréen Isaias Afwerki à Asmara.

"Après la discussion, nous avons accepté de rouvrir nos ambassades", a-t-il déclaré, selon les chaînes de télévision publiques des deux pays, après ce sommet sans précédent depuis 20 ans.

"Cette visite historique et le sommet qui va se tenir (...)marquent le début d'une ère nouvelle de paix et de coopération", écrivait auparavant sur Twitter le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel.

Un peu plus tard, il a estimé que cette rencontre allait "donner le la à des changements rapides, positifs".

Le secrétaire général du gouvernement éthiopien a annoncé après l'entretien d'Abiy Ahmed et d'Isaias Afwerki que les lignes téléphoniques internationales entre l'Ethiopie et l'Erythrée, coupées depuis vingt ans, allaient être rétablies.

L'Erythrée a obtenu l'indépendance en 1993 après trente années de lutte armée contre le pouvoir éthiopien. De 1998 à 2000, une guerre entre les deux pays a fait 80.000 morts, en raison de désaccords sur la frontière. Depuis, Asmara et Addis-Abeba n'avaient pas de relations diplomatiques.

La frontière commune reste fortement militarisée et son tracé est toujours contesté autour de la ville de Badmé.

En 2002, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye a attribué Badmé à l'Erythrée mais Addis-Abeba a ignoré ce jugement et la ville est restée sous administration éthiopienne.

Abiy Ahmed, qui a pris ses fonctions en avril, a déclaré en juin, à la surprise générale, qu'il était prêt à respecter ce jugement international.

Le mois dernier, une importante délégation érythréenne a été accueillie avec faste en Ethiopie et ce pour la première fois depuis 1998.

(avec Maggie Fick, Benoit Van Overstraeten, Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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