Rencontre avec Frank Deschandol, photographe des petites bêtes

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Originaire du Havre, Frank Deschandol est un photographe animalier fasciné par les reptiles, les amphibiens et les insectes. Il a voyagé autour du globe pour parfaire sa collection de bestioles colorées, parfois dangereuses. En 2020, c’est la consécration. Il remporte le prix du Wildlife Photographer of the Years, dans la catégorie « invertébrés » grâce à une photo cadrant en simultané deux espèces d'hyménoptères prêtes à regagner leur nid, dans l’estuaire de la Seine.

Frank Deschandol et une étonnante sauterelle feuille (Steirodon sp). © Frank Deschandol
Frank Deschandol et une étonnante sauterelle feuille (Steirodon sp). © Frank Deschandol

Pour autant, il ne se considère pas comme un artiste. Suivant une tendance naturaliste, il souhaite conserver l’authenticité de son sujet en post-production. « J’évite la saturation, je ne travaille pas avec des filtres. Pour le mettre en valeur, j’essaye seulement de le détacher du fond », explique-t-il. D’ailleurs, il le revendique sur son compte Instagram : ses photos sont « 100 % real, no photoshopped », comprenez non modifiées.

 À gauche, une ammophile. À droite, une guêpe-coucou. Aussi belle soit-elle, cette dernière a tendance à pondre des œufs dans le nid d'autres insectes tels que les abeilles ou encore les guêpes. De plus, les larves se développent plus rapidement que leurs voisines et éclosent généralement avant les œufs de l'hôte. Elles peuvent ensuite se nourrir de ces œufs ou de ces larves. © Frank Deschandol
À gauche, une ammophile. À droite, une guêpe-coucou. Aussi belle soit-elle, cette dernière a tendance à pondre des œufs dans le nid d'autres insectes tels que les abeilles ou encore les guêpes. De plus, les larves se développent plus rapidement que leurs voisines et éclosent généralement avant les œufs de l'hôte. Elles peuvent ensuite se nourrir de ces œufs ou de ces larves. © Frank Deschandol

De l’apprentissage, au voyage

Après des études dans le génie énergétique dans les années 1990, Frank Deschandol laisse tout tomber pour devenir photographe animalier professionnel. « À l'époque, l'offre de formation dans ce domaine n’était pas très développée, il fallait se former seul. » Alors, muni d’un appareil photo argentique et d’un manuel provenant de la bibliothèque familiale, il a appris petit à petit les rudiments de la photographie et il s’est lancé.

Il commence à travailler dans sa Normandie natale, tout en ayant l’objectif, plus tard, de partir vers de nouveaux horizons. « Quand on...

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