Renault a subi une perte nette de 141 millions d'euros en 2019

fr.info@motor1.com (Emmanuel Touzot)
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Une année noire pour le Losange...

Pour Renault, l'année 2019 restera un exercice particulièrement difficile. Empêtrée dans les suites de l'affaire Carlos Ghosn qui ont apporté des difficultés de gestion et des changements à sa tête, la marque a également dû composer avec un marché en net repli, au point de subir la pire perte nette depuis dix ans, avec 141 millions d'euros. La rentabilité opérationnelle a également reculé à 4,8 % des ventes, et la marge opérationnelle a chuté de près d'un milliard d'euros, atteignant 2,66 milliards d'euros. Enfin, le chiffre d'affaires du Losange s'est élevé à 55,5 milliards d'euros, soit un recul de 3,3 %.

Ces résultats étaient cependant attendus puisque Renault avait annoncé en janvier un repli de 3,4 % de ses ventes, avec 3,75 millions de véhicules écoulés dans le monde. Le constructeur français subit aussi les difficultés rencontrées par Nissan, dont la contribution financière est passée de 1,51 milliard d'euros en 2018 à seulement 242 millions d'euros en 2019.

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Il s'agit en tous cas de la plus grosse perte notée par Renault depuis la crise financière de 2009. Cette année-là, la marque avait subi une perte colossale de 3,1 milliards d'euros, et la valeur de l'action Renault en bourse a d'ailleurs atteint aujourd'hui son plus bas niveau depuis ladite crise financière et a perdu près de la moitié de sa valeur en un an. Ce jeudi, l'horizon s'est assombri encore un peu plus pour l'Alliance, puisque Nissan a revu à sa baisse ses perspectives pour l'année, après une chute de ses profits.

Une année 2020 que Renault n'attend pas comme positive, mais bien comme la poursuite de sa baisse de rentabilité opérationnelle, qui devrait tomber sous les 4 % des ventes. Le chiffre d'affaires est, quant à lui, attendu au même niveau que celui de 2019. La directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, a expliqué que "la visibilité pour 2020 reste limitée par la volatilité attendue des marchés et par les possibles impacts du Coronavirus", qui a mis de nombreux constructeurs à l'arrêt. Par ailleurs, les prévisions 2020, déjà peu optimistes pour l'Alliance, n'impliquent pas pour l'instant les paramètres liés à la crise sanitaire de l'épidémie.