Renault-Nissan : une proche de Carlos Ghosn a reçu 500000 euros

Daniel Rosenweg
Mouna Sepehri, directrice déléguée à la présidence de Renault, contrôle toute la communication et les affaires juridiques du groupe

Mouna Sepehri, directrice déléguée à la présidence du groupe, aurait touché un « salaire additionnel » qui la place dans une situation de conflit d’intérêts, selon l’agence de presse Reuters.


Nouvelle révélation… contestée dans le dossier Ghosn. Selon l’agence de presse Reuters, le PDG de Renault et Greg Kelly, ex-administrateur de Nissan lui aussi soupçonné par la justice japonaise de malversations, auraient validé en 2013 le versement par Renault-Nissan BV (RNBV), holding implantée aux Pays-Bas, d’un « salaire additionnel » à Mouna Sepehri, la directrice déléguée à la présidence de Renault, également secrétaire du conseil d’administration.


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Selon divers documents internes, entre 2013 et 2016, elle aurait perçu 500 000 euros de cette filiale dont elle est membre du conseil d’administration. Ce qui, selon Reuters, pose un problème de conflit d’intérêts car elle est la seule administratrice salariée. Si ces versements ne semblent ni illégaux, ni contraires aux règles de gouvernance, curieusement, le conseil d’administration de Renault n’en aurait pas été informé.

« Campagne de déstabilisation »

Avocate de formation, Mouna Sepehri est un personnage clé de l’alliance entre Renault et Nissan, qu’elle a contribuée à constituer. Proche de Carlos Ghosn, cette brillante franco-iranienne a connu, depuis son arrivée en 1996, une ascension rapide dans ce monde très masculin. Elle contrôle aujourd’hui la communication et les affaires juridiques et publiques du groupe. Tout passe par elle.

Fin 2018, la CGT, présente au conseil d’administration de Renault, a alerté Bercy sur des rémunérations « opaques » de dirigeants. Le ministère des Finances a, depuis, demandé des explications au constructeur. La CGT visait-elle Mouna Sepehri ?

Dans un communiqué publié jeudi soir, la direction du groupe jugeait que cette révélation « s’inscrit dans une campagne de déstabilisation du groupe ». La mission chargée de vérifier les (...)

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