Renaissance estime que la dissolution de l'Assemblée n'est "ni souhaitable, ni possible à ce stade"

Le député Renaissance Sylvain Maillard le 20 juin 2022 à l'Assemblée nationale à Paris - Geoffroy Van der Hasselt © 2019 AFP
Le député Renaissance Sylvain Maillard le 20 juin 2022 à l'Assemblée nationale à Paris - Geoffroy Van der Hasselt © 2019 AFP

"Nous avons dit que nous étions prêts en cas de dissolution, mais elle n'est ni souhaitable, ni possible à ce stade", a annoncé le porte-parole du parti Renaissance Loïc Signor ce mardi, après des informations du JDD relatant les préparatifs de la formation présidentielle à cet égard.

Selon lui, "les débats finalement avancent correctement au Parlement", où le gouvernement ne dispose que d'une majorité relative.

"Il y a une note de travail (...) comme dans n'importe quel parti organisé, au cas où il y aurait dissolution. Cette note a fuité, est sortie chez un de vos confrères", a déclaré le président par intérim des députés Renaissance Sylvain Maillard, lors d'une conférence de presse après une réunion commune des groupes de la majorité présidentielle.

"Je le redis, il n'y a aucun projet à l'Élysée d'une quelconque dissolution. C'est un papier de travail", a-t-il insisté.

La question d'une dissolution a animé mardi matin la réunion de l'intergroupe, où le chef du parti Renaissance Stéphane Séjourné était invité. Des députés ont déploré cette forme de "pression" et les "injonctions" que cela induisait, à être à la fois présent en séance et en circonscription pour le cas où il faudrait bientôt mener campagne, ont rapporté des participants.

"Sortir des caricatures"

La Première ministre Élisabeth Borne, qui a participé pour la première fois lundi à un bureau exécutif de Renaissance, a "appelé à sortir des caricatures qui consisteraient à faire croire que la majorité parlementaire est enlisée dans une guerre de tranchées. Ce n'est pas le cas. Des textes passent notamment au Sénat, on l'a vu avec les énergies renouvelables, ou la Lopmi (loi sur la Sécurité intérieure, ndlr)", a aussi relaté Loïc Signor.

"Cela valide même la méthode de la Première ministre" basée sur le dialogue et le compromis, a souligné le porte-parole.

À Matignon, on indique que la Première ministre a rappelé devant le bureau exécutif, auquels participaient plusieurs ministres dont Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur) et Olivier Dussopt (ministre du Travail), que l'usage du 49.3, qui permet l'adoption d'un texte sans vote sauf motion de censure, et a été utilisé pour les textes budgétaires, devait "être l'ultime étape après des débats, et pas leur démarrage", soulignant que sa méthode avait "fonctionné" sur les textes concernant l'assurance-chômage ou le pouvoir d'achat.

Elle a rappelé "son attachement au dépassement politique, et à sa méthode" et "souligné le rôle important des partis de la majorité qui (...) sont des moteurs de notre unité".

Article original publié sur BFMTV.com