La remise en liberté de Patrick Balkany constitue-t-elle "une faveur" ?

Catherine Fournier

Visage émacié et faible sourire devant les caméras, Patrick Balkany est sorti mercredi 12 février de la maison d'arrêt de la Santé, où il était incarcéré depuis le 13 septembre. Après six demandes de libération ou d'aménagement de son contrôle judiciaire, le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a finalement bénéficié d'une remise en liberté. La Cour d'appel de Paris a estimé que son état de santé était "difficilement compatible avec la détention" et lui a imposé un contrôle judiciaire léger, sans caution, dans les dossiers de fraude fiscale et de blanchiment.

Patrick Balkany, 71 ans, n'a pas interdiction de se rendre à Levallois-Perret, son ancien fief, mais doit fixer sa résidence au moulin de Cossy, à Giverny (Eure), a interdiction de sortir du territoire national et obligation de se présenter deux fois par mois à la gendarmerie.

Une "dégradation manifeste" de son "état général"

Qu'est-ce qui a fait changer d'avis la justice dans ce dossier emblématique de la lutte contre l'évasion fiscale ? A plusieurs reprises, les juges avaient estimé qu'un "risque de fuite" persistait et que le maintien en détention de l'élu était "l'unique moyen pour maintenir Patrick Balkany à la disposition de (...)

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