Remarques raciste, codes nazis: l'armée allemande secouée par un nouveau scandale

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Suite à des révélations dans la presse, le ministère allemand de la Défense a reconnu qu'une compagnie d'un bataillon utilisé pour les cérémonies protocolaires était concernée par un nouveau scandale d'extrême droite.

La Bundeswehr est de nouveau secouée par un scandale d'extrême droite. Et il ne s'agit pas de n'importe quelle unité. La compagnie concernée fait partie du prestigieux bataillon de la garde que l’on voit notamment lorsque Angela Merkel reçoit des hôtes étrangers dans la cour de la chancellerie. La compagnie a été « retirée » du service protocolaire, a indiqué ce vendredi un porte-parole du ministère de la Défense.

L'affaire a été révélée par l'hebdomadaire Der Spiegel. Un témoin lui a affirmé qu'un groupe d'au moins six soldats s'était formé au sein de la deuxième compagnie du bataillon de la garde et baptisé « meute de loups ». L'enquête fait état de brûlures avec des briquets, d'agressions sexuelles, de remarques racistes contre des soldats d'origine asiatique, d'un sous-officier affichant un tee-shirt avec le nombre 88, un code néonazi évoquant le salut hitlérien « Heil Hitler », deux mots commençant par la huitième lettre de l'alphabet.

L’enquête ouverte suite à ces révélations concerne plusieurs douzaines de personnes, précise notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. « Ces incidents nous font profondément honte à tous », a déclaré un porte-parole de l’armée qui dit vouloir tout faire pour se débarrasser de ces éléments dénoncés par des camarades.

L'appartenance de soldats, dont des membres des forces spéciales, à la mouvance de l'extrême droite radicale inquiète depuis de nombreux mois le gouvernement d'Angela Merkel qui a érigé le terrorisme raciste et antisémite au premier rang des menaces.

En 2020, une compagnie des forces spéciales KSK a ainsi été dissoute après des vols de munitions et des dérapages néonazis. En juin, un bataillon stationné en Lituanie avait été rappelé après des accusations de comportement raciste et antisémite. Le mois dernier, un collaborateur du ministère de la Défense était l’objet d’une enquête et des réservistes accusés de vouloir mettre sur pied une milice d’extrême-droite armée.

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