Remaniement, calendrier, feuille de route... Macron va trancher

L'anecdote en dit long sur l'inquiétude et l'agitation qui, ces ­derniers jours, ont gagné les rangs de ­l'exécutif. C'est une ministre qui, cette ­semaine, reçoit un SMS de l'un de ses contacts : "Je sors de chez ­Blanquer. Il fait ses cartons, il part à la Justice!" Un peu plus tard, nouveau SMS d'un autre interlocuteur : "Je sors de chez Blanquer, il reste à l'Éducation dans un ministère élargi!" Et la ministre de commenter : "Et évidemment, les deux le tenaient de l'intéressé lui-même, de source sûre…"

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En réalité, personne ne sait rien. À commencer par les ­principaux intéressés. À quelques jours de l'annonce par ­Emmanuel Macron d'un remaniement ­d'ampleur, ­l'atmosphère, dans les ­allées du pouvoir, est hautement ­inflammable. Il y a une dizaine de jours, l'organisation d'un pot ­convivial réunissant tous les chefs de ­cabinet puis son décalage de vingt-quatre heures ont semé la panique. "C'est parti comme une traînée de poudre", sourit un conseiller ministériel.

Des "tonnes de parlementaires ont fait acte de candidature"

Quant aux réformes, elles sont dans ce contexte totalement ­congelées. Une conseillère en atteste : "­L'Administration est complètement à l'arrêt. On voit bien que les fonctionnaires se disent : 'Attendons de voir si le ministre reste…'"
Et le suspense risque de durer. Car Macron ne pipe mot. Seul Alexis Kohler, le secrétaire ­général de l'Élysée, est dans la ­confidence. "Le Président ne donne pa...


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