« Une relique stellaire » qui raconte le passé de la Voie lactée déterrée par les astronomes

Nathalie Mayer, Journaliste
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Plus de 40 ans que les astronomes voyaient en Liller 1 un amas globulaire un peu comme les 150 autres qu’abrite la Voie lactée. Il lui voyait tout de même une particularité. Liller 1 est quasiment situé dans le plan galactique, à proximité du centre de notre Galaxie. Mais aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Bologne (Italie) affirment qu’il constitue en réalité ce qui reste de l’un des amas stellaires géants qui, il y a environ 12 milliards d’années, ont fusionné pour former le renflement central de la Voie lactée.

Une relique stellaire

« Nos résultats montrent sans équivoque que Liller 1 est bien plus complexe qu’un simple amas globulaire. C’est une relique stellaire », raconte Francesco Ferraro, astronome, dans un communiqué de l’université de Bologne. Un fragment fossile du bulbe galactique « dans lequel est imprimée l’histoire de la formation de la Voie lactée. »

Il y a quelques années déjà, ces mêmes chercheurs avaient montré que les caractéristiques de Terzan 5 ne correspondaient pas à celles d’un amas globulaire. Une curieuse anomalie, à cette époque. Mais avec la découverte faite sur Liller 1 aujourd’hui, les astronomes semblent bien montrer qu’il existe une classe de systèmes stellaires qui n’avait pas encore été identifiée jusqu’à présent.

Sur cette image, les localisations de Terzan 5 et de Liller 1, au cœur de la Voie lactée. © F.R. Ferraro, C. Pallanca, Université de Bologne
Sur cette image, les localisations de Terzan 5 et de Liller 1, au cœur de la Voie lactée. © F.R. Ferraro, C. Pallanca, Université de Bologne

Relire l’histoire de la Voie lactée

C’est grâce à une combinaison de données de l’observatoire Gemini South (Chili) et du télescope spatial Hubble que cette découverte a été rendue possible aujourd’hui dans l’une des régions les plus opaques de la Voie lactée. Une région dans laquelle d’épais nuages de poussière rendent la lumière des étoiles jusqu’à 10.000 fois plus faible qu’elle ne l’est en réalité. « Les images combinées de Gemini et d'Hubble nous ont fourni une vue claire et détaillée sur les étoiles de Liller 1 », confirme Cristina Pallanca, astronome à l’université de...

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