Religieuses abusées sexuellement: la Conférence des religieux reconnaît un "tabou"

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Religieuses abusées sexuellement: la Conférence des religieux reconnaît un "tabou"

"Le Parisien" publie ce mardi une enquête avec le témoignage de deux anciennes religieuses victimes de viol et d'agression sexuelle au sein de l'Eglise.

La présidente de la Conférence des religieux et religieuses en France (Corref), Véronique Margron, a reconnu ce mardi comme un "tabou" au sein de congrégations catholiques l'existence de cas d'abus sexuels, souvent anciens, commis sur des soeurs par des frères ou des prêtres.

La soeur Margron a évoqué un "état de sidération" après la publication mardi dans Le Parisien d'une enquête intitulée "le dernier tabou de l'Eglise" et donnant la parole à deux anciennes religieuses qui expliquent avoir été victimes, adultes, d'abus sexuels commis par des prêtres.

L'une d'elles a porté plainte à l'automne contre un religieux pour viol et agressions sexuelles commises en 2010-2011 dans le sud de la France, alors qu'elle était encore dans les ordres. Elle a décidé d'alerter le procureur de la République en 2017 après avoir appris que celui qu'elle accuse de viol, frère Jean, avait été promu alors même qu'elle avait signalé ses agissements à sa hiérarchie.

Du "voeu d'obéissance" à "des situations d'esclavage"

Alors que la parole s'est largement libérée concernant des agressions et viols commis par des clercs sur des mineurs, notamment depuis que des scandales de pédophilie ont éclaté à partir de 2015, la dénonciation d'abus sexuels sur des religieuses relève d'un tabou, a indiqué la présidente de la Corref, qui rassemble les 30.000 moines et moniales, frères et soeurs présents...

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