Relations UE-Turquie: von der Leyen et Michel se sont entretenus avec Erdogan

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En Europe, une visioconférence a eu lieu ce vendredi 19 mars, entre le président turc d’un côté, le président du Conseil et la présidente de la Commission européenne de l’autre, à une semaine d’un nouveau sommet européen, où il sera notamment question des relations UE-Turquie. Charles Michel et Ursula von der Leyen voulaient sonder avec Recep Tayep Erdogan sur l’état d’esprit de son gouvernement.

De notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Rien ne garantit qu’Ursula von der Leyen et Charles Michel ont réussi à établir si l’assouplissement de l’attitude de Recep Tayyip Erdogan vis-à-vis de l’UE est sincère et durable ou liée uniquement à la perte du soutien américain depuis le départ de Donald Trump.

Face à la Turquie, les Européens préparent ce qu’ils appellent un ordre du jour positif et un ordre du jour négatif. C’est l’euphémisme des diplomates, ce vendredi, pour parler d’une politique de la carotte et du bâton. D’un côté, la relance de l’union douanière et la libéralisation des visas, comme dans l’accord de 2016, de l’autre côté, des sanctions éventuelles.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a été chargé par les Vingt-Sept d’un rapport sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la Turquie, suite aux multiples tensions de 2020, Chypre, Grèce, Karabakh, Syrie, Libye, mais aussi droits de l’homme et État de droit en Turquie même.

Sur ce dernier point, par exemple, l’UE a averti que la procédure entamée pour l’interdiction du principal parti pro-kurde violerait les droits de millions d’électeurs en Turquie.

Pour Josep Borrell, cela ajoute aux préoccupations de l’UE sur le recul des droits fondamentaux et sape la crédibilité des engagements turcs pour des réformes.