La relance aux USA, l'accord GB-UE et la vaccination salués

par Marc Angrand
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LES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT À MI-SÉANCE

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes progressent à mi-séance lundi après les dernières avancées en date sur les trois préoccupations majeures des investisseurs que sont la relance de l'économie américaine, l'après-Brexit et le déploiement des vaccins contre le coronavirus.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,6% environ pour le Dow Jones et de 0,7% pour le Standard & Poor's 500 comme le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,14% à 5.584,97 points à 11h48 GMT et à Francfort, le Dax avance de 1,49% après avoir inscrit un record à 13.818,65. La Bourse de Londres reste fermée pour le "Boxing Day".

L'indice EuroStoxx 50 est en hausse de 1%, le FTSEurofirst 300 de 0,68% et le Stoxx 600 de 0,69%.

Ce dernier ramène ainsi à moins de 5% son recul depuis le début de l'année, contre -6,6% pour le CAC 40 et +4,1% pour le Dax. Les volumes sont toutefois limités: à la mi-journée, ils ne dépassaient pas, pour le Stoxx 600, 15% de leur moyenne quotidienne du mois écoulé.

La semaine a débuté par une bonne surprise avec le revirement de Donald Trump, qui s'est décidé à ratifier le plan de relance et de dépenses budgétaires de 2.300 milliards de dollars (1.880 milliards d'euros) voté par le Congrès mais auquel il avait dans un premier temps opposé son veto.

Sa signature écarte le risque de voir des millions d'Américains privés d'indemnités chômage ou expulsés de leur logement, ainsi que celui d'un "shutdown", une fermeture des services publics fédéraux, faute de crédits budgétaires.

Ce soulagement pour l'économie américaine s'ajoute à celui lié à l'accord commercial conclu in extremis par l'Union européenne et le Royaume-Uni sur l'après-Brexit. Les marchés apprécient aussi le début des campagnes de vaccination contre le coronavirus dans l'UE ce week-end, qui alimentent l'espoir d'une sortie progressive de la crise en 2021 même si le rythme de progression du virus continue d'inquiéter.

VALEURS EN EUROPE

La quasi-totalité des grands secteurs de la cote européenne évoluent dans le vert, les hausses les plus marquées étant pour celui de la chimie, dont l'indice Stoxx gagne 1,37%. A l'opposé, celui des banques cède 0,25%.

Le début de la vaccination sur le continent européen profite entre autres aux compagnies aériennes, comme Lufthansa (+6,90%) ou Air France-KLM (+2,71%).

En tête du FTSEurofirst 300, Delivery Hero bondit de 7,72% après l'annonce de l'accord conditionnel des autorités de la concurrence au rachat du sud-coréen Woowa Brothers.

A la baisse, le groupe néerlandais de hautes technologies Prosus, actionnaire de référence du chinois Tencent, perd 4,02% après l'ouverture par Pékin d'une enquête antitrust visant Alibaba.

TAUX

La signature du plan de relance américain par Donald Trump a fait remonter les rendements des bons du Trésor, le marché obligataire y voyant entre autres l'annonce de nouveaux emprunts massifs: celui des Treasuries à dix ans prend plus de deux points de base, à 0,9564%.

La situation est plus calme en Europe: le Bund allemand à dix ans affiche un rendement quasi stable à -0,554% tandis que ceux des autres grands émetteurs de la zone euro reculent.

CHANGES

Pénalisé par la perspective d'un creusement des déficits américains et par le regain général d'appétit pour le risque, le dollar a passé le début de la journée en territoire négatif face aux autres grandes devises avant de revenir à l'équilibre. L'euro se traite autour de 1,22.

La livre sterling, elle, a vite abandonné ses gains du début de séance et cède désormais aux prises de bénéfice face au billet vert (-0,51%) comme à la monnaie unique (-0,62%).

PÉTROLE

La signature du plan de relance américain par Donald Trump et le début des vaccinations en Europe profitent aussi au marché pétrolier, occultant au moins temporairement les craintes à court terme pour la demande.

Le Brent gagne 0,84% à 51,72 dollars le baril après avoir repassé les 52 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,95% à 48,69 dollars.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU JOUR

(Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)