Pas de relance sans compétitivité

Le Meti, avec 113 dirigeants d'ETI en France
Les ETI subissent de plein fouet le coup porté à l'activité économique par deux mois de confinement / Monster Ztudio

Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) signe pour Le Figaro, avec 113 dirigeants d'ETI, une tribune pour réclamer une baisse des impôts de production en France.

«La crise économique provoquée par la crise sanitaire n'en est sans doute qu'à ses prémices. Si son impact est encore difficile à évaluer, les dégâts sont d'ores et déjà sensibles dans nos entreprises. Acteurs des territoires, partenaires des TPE et PME comme des grands groupes, les ETI subissent de plein fouet le coup porté à l'activité économique par deux mois de confinement. Les conséquences sont déjà là : recul sévère du chiffre d'affaires de l'année, situation critique de la trésorerie, risques prononcés de défaillances parmi clients et sous-traitants.

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À cette réalité s'ajoute le manque de visibilité sur le scénario de reprise, flou, indécis, soumis aux incertitudes de la lutte contre l'épidémie et à d'innombrables réalités territoriales et nationales différentes, qui bousculent toute la chaîne économique.

La dureté du constat ne signifie pas le renoncement à faire front. Les ETI ont le plus souvent tenu le choc et prouvé leur capacité de dépassement. Mais ne nous y trompons pas : quelle que soit l'ampleur des plans de relance, le rebond de notre économie n'aura lieu que si nous nous attaquons à notre déficit structurel de compétitivité, raison profonde du décrochage français.

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L'impuissance d'un pays désindustrialisé, que les Français ont découvert lors du confinement, est bien connue de nos entreprises qui n'ont cessé d'alerter depuis des décennies les pouvoirs publics. En dépit des réformes engagées ces dernières années, la France reste le champion de l'OCDE en matière de taxation des entreprises. Mais ce que l'on sait moins, c'est que cette taxation est (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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