Ce sont des rejets massifs de gaz à effet de serre qui ont mené à la plus grande extinction de masse sur Terre

Nathalie Mayer, Journaliste
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À cinq reprises déjà dans son histoire, la Terre a connu ce que les scientifiques appellent une extinction de masse. Alors que la biodiversité avait trouvé sa voie, la majorité des espèces a disparu, changeant le cours de l’évolution. La plus importante de toutes ces extinctions a eu lieu il y a environ 252 millions d’années, marquant la fin du Permien et le début de Triasique. En seulement quelques milliers d’années, 75 % de la vie a été balayée de la surface de notre planète. Et c’est même jusqu’à 95 % de la vie dans les océans qui a disparu.

Extinction du Trias-Jurassique : l’hypothèse des volcans renforcée

Activité volcanique ou libération massive de méthane prisonnier des fonds marins. Les chercheurs ont longtemps débattu de la cause de cette extinction. Aujourd’hui, une équipe internationale menée par l’Institut Leibniz d’océanographie (Allemagne) présente une reconstruction concluante de la cascade d’événements qui a mené, à cette époque, à la perte de presque toute la vie sur Terre.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé une archive jusqu’alors négligée : les coquilles de brachiopodes fossiles. Ces organismes ressemblent à des palourdes et ils vivent sur Terre depuis plus de 500 millions d’années. Dans les Alpes du Sud, les chercheurs en ont trouvé des échantillons particulièrement bien conservés, déposés au fond des mers peu profondes du plateau continental de l’océan Tethys il y a 252 millions d’années. Ils ont gardé en mémoire les conditions environnementales juste avant et au début de l’extinction massive.

Dans le nord de l’Italie, le mont Sass de Putia abrite des sections Permien-Trias uniques, riches d’assemblages marins incluant des brachiopodes fossiles qui ont enregistré les derniers moments de la vie paléozoïque. © Renato Posenato, Université de Ferrare
Dans le nord de l’Italie, le mont Sass de Putia abrite des sections Permien-Trias uniques, riches d’assemblages marins incluant des brachiopodes fossiles qui ont enregistré les derniers moments de la vie paléozoïque. © Renato Posenato, Université de Ferrare

Émissions de CO2 volcanique

Ce sont plus exactement des mesures de haute précision de différents isotopes de l’élément bore qui ont permis aux chercheurs de retracer l’évolution du pH...

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